đŸ‡șđŸ‡Č​ Trump is back ! Les consĂ©quences pour la France et l'Europe

On parle de Trump qui a lancĂ© sa propre cryptomonnaie, des annonces majeures du nouveau prĂ©sident des États-Unis, des français qui pourraient travailler 7h gratuitement, du plan "Stargate" de Trump et du dĂ©clin des application de rencontre. Pour le dĂ©cryptage, on parle des consĂ©quences pour la France et l'Europe du retour de Trump.

Économix
8 min ⋅ 23/01/2025

Voici ce que j’ai pour vous cette semaine :

TRUMP A LANCÉ SA PROPRE CRYPTO ET BITCOIN ATTEINT UN NOUVEAU SOMMET

Dans la nuit de vendredi Ă  samedi dernier, Donald Trump a lancĂ© sa propre cryptomonnaie appelĂ©e TRUMP et a Ă©tĂ© valorisĂ©e jusqu’à 15 milliards de dollars en l’espace de quelques heures. Une autre crytomonnaie appelĂ©e MELANIA, donc Ă  l’effigie de sa femme, a Ă©galement Ă©tĂ© lancĂ©e. Des actifs appelĂ©s “memecoins” qui n’ont officiellement aucune utilitĂ© autre que la spĂ©culation sur leur image, d’ailleurs la crypto TRUMP est dĂ©jĂ  en baisse de 52% depuis dimanche, ce qui soulĂšve plusieurs prĂ©occupations. Ce type de cryptomonnaie est destinĂ© Ă  capitaliser sur l'engouement populaire autour d'une personnalitĂ©, d'un mouvement ou d'un phĂ©nomĂšne viral sur internet et est donc purement spĂ©culatif. En plus, ces cryptos TRUMP et MELANIA sont mal distribuĂ©es puisque plus de 80% des unitĂ©s qui sont en circulation sont rĂ©servĂ©s Ă  leurs crĂ©ateurs et concentrĂ©s dans une poignĂ©e de portefeuilles. L’investiture de Donald Trump, qui a eu lieu ce lundi 20 janvier, Ă©tait perçue par de nombreux investisseurs comme une aubaine pour lĂ©gitimer le secteur des cryptomonnaies, Ă©tant donnĂ© que le prĂ©sident amĂ©ricain s’est montrĂ© largement favorable Ă  ce secteur en voulant faire des États-Unis “la capitale mondiale du bitcoin”. Au-delĂ  du fait que ce type de crypto finit souvent proche d’une valeur de 0 Ă  long terme, le lancement de ces memecoins par la famille Trump alimentera probablement une confusion entre bitcoin et les autres cryptomonnaies, et fournira aux dĂ©tracteurs des arguments supplĂ©mentaires pour critiquer Bitcoin et toute initiative liĂ©e Ă  celui-ci. MalgrĂ© tout, dans cette euphorie gĂ©nĂ©rale, le bitcoin a atteint un nouveau record historique Ă  109 000 dollars cette semaine, et est en hausse de 9% depuis le dĂ©but de l’annĂ©e. 

LES ANNONCES MAJEURES DE TRUMP DEPUIS SON INVESTITURE

Sur le volet politique, Trump a signĂ© un dĂ©cret qualifiant “d’urgence nationale” l’immigration illĂ©gale Ă  la frontiĂšre avec le Mexique et limitant le droit du sol automatique pour les enfants de migrants clandestins. Il a aussi graciĂ© les 1500 Ă©meutiers du Capitole du 6 janvier 2021. Donald Trump s’est aussi retirĂ© de l’accord de Paris sur le climat qu’il qualifie “d’escroquerie et unilatĂ©rale” et a signĂ© un dĂ©cret “d’état d’urgence Ă©nergĂ©tique” pour doper la production d’hydrocarbures aux États-Unis en dĂ©clarant : “Nous allons forer Ă  tout-va”. Trump a aussi pris la dĂ©cision de sortir de l’Organisation mondiale de la santĂ© et de l’accord mondial sur l’imposition des sociĂ©tĂ©s de l’OCDE. Sur le volet Ă©conomique, Trump a annulĂ© le gel des permis d’export de GNL, a annulĂ© l'interdiction de forer en Arctique et dans les zones cĂŽtiĂšres, a annulĂ© les aides aux bornes de recharge Ă©lectrique et de l'objectif de vĂ©hicules Ă©lectriques en 2030 et a annulĂ©, entre autres, le dĂ©cret sur les risques de l’intelligence artificielle. Mais le prĂ©sident des États-Unis ne compte pas s’arrĂȘter en si bon chemin. Il prĂ©voit d’imposer des surtaxes douaniĂšres de 25% sur les importations en provenance du Mexique et du Canada Ă  compter du 1er fĂ©vrier, d’arrĂȘter d’acheter du pĂ©trole au Venezuela, de changer le nom du Golfe du Mexique en Golfe d'AmĂ©rique ou encore de reprendre le contrĂŽle du canal du Panama. Enfin, Donald Trump a promis de planter un drapeau amĂ©ricain sur la planĂšte Mars, en s’appuyant sans aucun doute sur Elon Musk qui l’a largement supportĂ© depuis le dĂ©but de sa campagne prĂ©sidentielle. Je vous tiendrai au courant des nouveaux dĂ©crets majeurs signĂ©s par Trump dans mes prochaines publications.

LES FRANÇAIS VONT TRAVAILLER 7H GRATUITEMENT PAR AN ?

Cette mesure avait Ă©tĂ© proposĂ©e sous le gouvernement Barnier et avait fait polĂ©mique, avant d’ĂȘtre finalement retirĂ©e du projet de budget de la SĂ©curitĂ© sociale en novembre, mais le gouvernement Bayrou semble tenir Ă  cette piste, destinĂ©e Ă  combler le dĂ©ficit de la SĂ©cu dont le dĂ©ficit est estimĂ© Ă  18 milliards d’euros en 2024. Catherine Vautrin, ministre du Travail et de la SantĂ©, a dĂ©clarĂ© que cette mesure permettrait en 2025, de gĂ©nĂ©rer 2 milliards d’euros de recettes flĂ©chĂ©es vers les dĂ©penses sociales, notamment pour le secteur de l’autonomie et du handicap. TrĂšs concrĂštement, en contrepartie de ces 7 heures de travail “gratuit” par an pour le mĂȘme salaire dans le public comme dans le privĂ©, le texte prĂ©voyait que les employeurs voient leur contribution de solidaritĂ© pour l’autonomie versĂ©e Ă  la SĂ©cu augmenter, passant de 0,3% Ă  0,6%. Sous le gouvernement Barnier, la mesure avait Ă©tĂ© votĂ©e au SĂ©nat Ă  216 voix pour et 119 contre avant d’ĂȘtre finalement retirĂ©e aprĂšs que la gauche s’en est indignĂ©e et que les sĂ©nateurs du parti Les RĂ©publicains (LR) ont finalement retirĂ© leur soutien Ă  cette mesure en Commission mixte paritaire (CMR). Le Gouvernement Bayrou veut en revanche remettre le sujet sur la table avec une Ă©ventuelle lecture Ă  l’AssemblĂ©e nationale puis au SĂ©nat, je vous tiendrai au courant.

TRUMP DÉVOILE UN PLAN DE 500 MILLIARDS DE DOLLAR POUR L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

Le prĂ©sident des États-Unis a annoncĂ© le plan “Stargate” qui prĂ©voit des investissements de 500 milliards de dollars sur 4 ans pour dĂ©velopper des infrastructures aux États-Unis. Oracle, SoftBank et OpenAI figurent parmi les principaux partenaires. RĂ©ponse immĂ©diate sur les marchĂ©s suite Ă  l’annonce, SoftBank a vu son cours grimper de plus de 10% et Oracle progressait, elle, de +7%. Larry Ellison, cofondateur d'Oracle, a dĂ©clarĂ© que le projet porterait en prioritĂ© sur la construction de centres de donnĂ©es (data centers) indispensables au dĂ©veloppement du “cloud” et de l'IA gĂ©nĂ©rative. Les premiers data centers sont dĂ©jĂ  en construction au Texas. Pour sa part, Sam Altman, patron d'OpenAI qui dĂ©veloppe l’IA ChatGPT, a saluĂ© une initiative qui permettra Ă  la start-up de devenir moins dĂ©pendante de Microsoft, tout en confirmant la poursuite de leur partenariat. Donald Trump a soulignĂ© que ces investissements â€œĂ©taient de l'argent qui, normalement, serait allĂ© Ă  la Chine ou Ă  d'autres pays”. En rĂ©affectant ces fonds aux États-Unis, l'administration cherche Ă  contrer la domination chinoise dans les technologies de pointe. Outre les ambitions Ă©conomiques, le prĂ©sident a affirmĂ© que “Stargate” crĂ©erait “quasi-immĂ©diatement plus de 100 000 emplois”. En attendant, l’Union europĂ©enne (UE) adopte une approche axĂ©e sur l’éthique et la rĂ©glementation de l’IA afin d’établir un cadre lĂ©gal pour les technologies d’IA avec l’IA Act, qui a pour but de catĂ©goriser les systĂšmes d’IA selon leur niveau de risque (faible, Ă©levĂ©, ou inacceptable) et Ă  imposer des obligations spĂ©cifiques aux dĂ©veloppeurs et utilisateurs.

TINDER, BUMBLE, MEETIC
 LES JEUNES DÉSERTENT LES APPLICATIONS DE RENCONTRE

En 2017, la moitiĂ© des mariages cĂ©lĂ©brĂ©s aux États-Unis Ă©taient issus d’une rencontre faite sur internet. Mais la tendance est complĂštement en train de changer. Tinder a perdu plus d’un tiers de son nombre d’utilisateurs depuis son pic de 2020, mĂȘme tendance pour Bumble qui a d’ailleurs vu son action en bourse baisser de 44% en 1 an. Match Group, propriĂ©taire de Tinder et qui avait rachetĂ© Meetic, chute de 80% depuis un peu plus de 2 ans. Entre la lassitude de la superficialitĂ© des premiers contacts sur internet, de la nostalgie des rencontres dans la vie rĂ©elle et la multiplication des “ghosting”, c’est-Ă -dire la disparition brutale du partenaire de dialogue sans explication, les utilisateurs se tournent vers d’autres applications qui sont plus axĂ©es sur le rencontre amicale ou basĂ©es sur des centres d’intĂ©ret commun. Par exemple, Bumble For Friends compte quelque 730.000 utilisateurs mensuels actifs au troisiĂšme trimestre 2024, un chiffre en hausse de 540% par rapport Ă  l'an passĂ©. Bumble a aussi fait l'acquisition en mai de l'application Geneva, centrĂ©e sur la crĂ©ation de groupes autour d'intĂ©rĂȘts communs tout comme les applications Wink et Plura. Son concurrent Match Group (Tinder, Meetic) a lui dĂ©voilĂ© en fĂ©vrier aux Etats-Unis, Yuzu, Ă  destination de la communautĂ© asiatique qui permet de choisir entre rencontres amicales ou amoureuses. WeRoad et TripBFF connectent les voyageurs solo ou plus atypique, Timeleft, lancĂ©e il y a un an et demi, qui fait se rencontrer chaque mercredi six inconnus lors d'un dĂźner au restaurant.


L’exploration Éco de la semaine

Quand Trump redessine l’échiquier europĂ©en

"Nous nous montrerons pragmatiques, mais nous ne renoncerons pas Ă  nos principes." Cette phrase, prononcĂ©e par Ursula von der Leyen au Forum Ă©conomique mondial de Davos, rĂ©sume avec justesse l’attitude prudente mais dĂ©terminĂ©e de l’Union europĂ©enne face au retour de Donald Trump Ă  la Maison-Blanche pour un second mandat. Alors que le 47e prĂ©sident amĂ©ricain rĂ©affirme sa doctrine de "l’AmĂ©rique d’abord", l’Europe se prĂ©pare Ă  affronter un sĂ©isme Ă©conomique aux rĂ©percussions potentiellement dĂ©vastatrices. Donald Trump n’a pas tardĂ© Ă  mettre les choses au clair. Lors de son premier discours officiel post-investiture, il a dĂ©noncĂ© l’Union europĂ©enne comme "trĂšs mauvaise" pour les États-Unis. Sa stratĂ©gie ? Imposer des droits de douane sur les produits europĂ©ens, une arme Ă©conomique dĂ©jĂ  brandie lors de son prĂ©cĂ©dent mandat.

Pour l’Europe, le coup pourrait ĂȘtre dur Ă  encaisser : les États-Unis sont son premier partenaire commercial, absorbant une large part des exportations europĂ©ennes. Une note de Goldman Sachs publiĂ©e en dĂ©cembre dresse un constat inquiĂ©tant :

  • Des droits de douane Ă  hauteur de 10 % pourraient rĂ©duire le PIB de la zone euro de 1 %.

  • La France, quant Ă  elle, verrait son PIB diminuer de 0,73 %.

L’Oncle Sam est le premier client de l’UE, absorbant 20 % de ses exportations. Les Etats-Unis figurent Ă©galement au deuxiĂšme rang pour les importations europĂ©ennes, derriĂšre la Chine. Donald Trump a fait de PĂ©kin son adversaire principal. Mais en matiĂšre de commerce, le milliardaire de 78 ans a aussi ciblĂ© l’Union europĂ©enne, allant jusqu’à la qualifier de “mini-Chine” : “ils ne prennent pas nos voitures, ils ne prennent pas nos produits agricoles, ils ne prennent rien”, avait-il lancĂ© lors d’une interview Ă  la radio, fin octobre. Si l’Europe reste un important partenaire Ă©conomique, il est vrai que son pays accuse un dĂ©ficit commercial avec l’UE, les EuropĂ©ens exportant plus qu’ils n’importent depuis les Etats-Unis. En 2023, le montant total de ces exportations outre-Atlantique Ă©tait estimĂ© Ă  502 milliards d’euros.

Dans une Europe dĂ©jĂ  fragilisĂ©e par une croissance anĂ©mique et oĂč l’Allemagne – premiĂšre Ă©conomie de la zone – est officiellement entrĂ©e en rĂ©cession, cette perspective risque de faire vaciller un Ă©quilibre Ă©conomique dĂ©jĂ  prĂ©caire. Les relations avec Washington sont tout aussi cruciales cĂŽtĂ© français. Selon les chiffres du TrĂ©sor, les Ă©changes de biens et services entre la France et les Etats-Unis ont atteint un niveau historique en 2023 (153,1 milliards de dollars). L’Hexagone reprĂ©sente par ailleurs le 5e plus gros investisseur outre-Atlantique, tandis que les Etats-Unis occupent la premiĂšre place en sens inverse. Des droits de douane supplĂ©mentaires aux frontiĂšres amĂ©ricaines pĂšseraient sur les secteurs dans lesquels les exportations sont particuliĂšrement importantes : les industries de l’aĂ©ronautique et de la chimie, ainsi que les vins, cognacs et autres alcools de l’Hexagone, dont certains sont dĂ©jĂ  menacĂ©s par une enquĂȘte commerciale en Chine.

L’ombre de Donald Trump plane sur la France, et plus globalement sur l’Europe. Pas seulement Ă  travers son protectionnisme affichĂ© ou ses fameuses menaces tarifaires, mais par une reconfiguration de trois secteurs clĂ©s : l’énergie, l’armement et la technologie. Son approche ? Une stratĂ©gie de confrontation assumĂ©e, jouant sur le rapport de force pour imposer ses conditions. Une rĂ©volution qui ne fera pas que des heureux de ce cĂŽtĂ© de l’Atlantique.

L’énergie : l’or liquide en exportation forcĂ©e

ObsĂ©dĂ© par le pĂ©trole et le gaz, Donald Trump a placĂ© l’énergie au cƓur de son discours d’investiture en dĂ©clarant un "Ă©tat d’urgence Ă©nergĂ©tique". Son ambition ? DĂ©velopper Ă  tout prix la production de ce qu’il appelle l’or liquide, le pĂ©trole, et exporter massivement du gaz naturel liquĂ©fiĂ© (GNL).

Pour Trump, l’Europe est un marchĂ© Ă  conquĂ©rir. Avec ses 15 millions de tonnes de GNL importĂ©es de Russie, le continent reste dĂ©pendant des ressources russes. Un point inacceptable pour le prĂ©sident Ă©lu, qui envisage deux leviers de pression :

  • Les tarifs douaniers, menaçant les industries europĂ©ennes.

  • L’élargissement des sanctions sur le gaz russe, jusqu’ici Ă©pargnĂ© grĂące aux demandes des EuropĂ©ens.

L’Europe pourrait donc se retrouver contrainte de rĂ©duire sa dĂ©pendance au gaz russe non par choix, mais sous la pression amĂ©ricaine. Et Trump ne cache pas ses intentions : l’objectif est de placer l’énergie amĂ©ricaine comme une alternative incontournable pour le continent.

L’armement : vers une Europe militarisĂ©e

L’armement est un autre domaine oĂč l’influence de Trump risque de se faire sentir. L’Europe dĂ©pense dĂ©jĂ  70 % de plus en armement qu’en 2014, et 15 pays consacrent dĂ©sormais plus de 2 % de leur PIB Ă  leur dĂ©fense. Mais cela ne suffira pas. Lors de sa campagne pour la prĂ©sidentielle 2024, il a parlĂ© d'un nouvel objectif de dĂ©pense Ă  hauteur de 5%. Une cible difficile Ă  atteindre en cas de "guerre commerciale qui nous coĂ»te Ă©normĂ©ment", a prĂ©venu le Commissaire europĂ©en Ă  l'Industrie, StĂ©phane SĂ©journĂ©.

Trump veut davantage : il pousse l’Europe Ă  augmenter ses dĂ©penses militaires pour contrer la menace russe. Cette Ă©volution, bien que dictĂ©e par la pression amĂ©ricaine, n’est pas forcĂ©ment une mauvaise nouvelle pour la France. Avec ses gĂ©ants de l’armement comme Dassault, Naval Group ou ThalĂšs, la France dispose d’une industrie solide, gĂ©nĂ©rant 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Cependant, les ambitions amĂ©ricaines pourraient aussi provoquer des consolidations d’entreprises en Europe, voire des conflits d’intĂ©rĂȘts entre alliĂ©s. Le secteur de l’armement, redevenu central, reflĂšte une rĂ©alitĂ© gĂ©opolitique oĂč l’Europe doit Ă  la fois s’émanciper et composer avec les exigences de Washington.

Technologie : la bataille des GAFA

La technologie s’annonce comme le terrain d’un affrontement majeur. Trump ne cache pas son opposition aux rĂ©gulations europĂ©ennes visant les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon). Le Digital Services Act (DSA), conçu pour protĂ©ger les consommateurs et imposer des normes strictes, est dans le viseur des AmĂ©ricains.

Aux États-Unis, les gĂ©ants technologiques revendiquent une libertĂ© totale, loin de la modĂ©ration des contenus ou des restrictions imposĂ©es en Europe. Facebook, par exemple, a dĂ©jĂ  abandonnĂ© la modĂ©ration de ses rĂ©seaux sociaux, reflĂ©tant une philosophie amĂ©ricaine tournĂ©e vers un laissez-faire radical.

Les tensions seront inévitables :

  • Amendes pour les GAFA : l’Europe pourrait sanctionner les abus de ces entreprises.

  • RĂ©torsions amĂ©ricaines : Trump ripostera, et les mesures Ă©conomiques pourraient aller jusqu’à affecter des secteurs stratĂ©giques europĂ©ens.

Une confrontation assumée

La prĂ©sidence Trump marque un tournant historique dans les relations transatlantiques. L’AmĂ©rique n’est plus un alliĂ© naturel de l’Europe, mais un rival Ă©conomique jouant de son poids pour imposer des deals unilatĂ©raux.

Cela met en lumiÚre les faiblesses européennes dans deux secteurs stratégiques :

  • L’énergie, oĂč la dĂ©pendance au gaz russe reste un talon d’Achille.

  • La technologie, oĂč les GAFA imposent leurs rĂšgles malgrĂ© les efforts de rĂ©gulation.

L’idĂ©e d’un camp occidental uni est rĂ©volue. Avec Trump, il n’y a plus d’alliance, seulement des rapports de force. L’Europe devra s’armer Ă©conomiquement et stratĂ©giquement pour faire face Ă  un partenaire devenu adversaire. Une leçon amĂšre, mais peut-ĂȘtre salutaire, sur la nĂ©cessitĂ© de renforcer son autonomie.


Le Graph’ de la semaine

La perception de Donald Trump en France


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Merci d'avoir pris le temps de lire cet article. À la semaine prochaine !

Laurent - Cosmos Finance

Économix

Par Laurent Cosmos Finance

L’économie pour tous. Vraiment pour tous.

Je m’appelle Laurent, fondateur de Cosmos Finance, et depuis 2022, je me suis donnĂ© une mission : rendre l’économie intelligible, utile et accessible Ă  chacun.

Sur TikTok et Instagram, mais aussi dans ma newsletter, je vulgarise l’actualitĂ© Ă©conomique, les grands concepts financiers et les stratĂ©gies concrĂštes qui permettent de mieux comprendre le monde qui nous entoure. Parce que l’économie n’est pas qu’une affaire d’experts : c’est ce qui dĂ©termine le prix de ton logement, ton pouvoir d’achat, la stabilitĂ© de ton job ou la rentabilitĂ© de ton Ă©pargne.

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