Donald Trump a de nouveau dégainé l’arme douanière, en menaçant d’imposer jusqu’à 200% de droits de douane sur les vins et champagnes français. Une sortie spectaculaire, qui mêle rapport de force diplomatique, méthode transactionnelle assumée et risques très concrets pour une filière clé de l’économie française.
La scène se déroule à Washington. Interrogé par des journalistes sur le refus d’Emmanuel Macron de rejoindre un nouveau projet diplomatique américain, Donald Trump réagit à sa manière, sèchement :
«Je vais imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français, et Macron rejoindra le Conseil de paix ». Le projet en question mérite qu’on s’y attarde, car il éclaire la logique de cette menace. Donald Trump pousse depuis quelques jours l’idée d’un « Conseil de la paix », présenté comme une alternative à l’Organisation des Nations unies. Une charte aurait été envoyée à plusieurs pays “invités” : la France, l’Allemagne, le Canada, mais aussi l’Inde, le Brésil… et même la Russie. Vladimir Poutine serait convié à la table. Sur le papier, l’objectif affiché est de « rétablir la stabilité » là où l’ONU aurait échoué, notamment sur les grands dossiers géopolitiques du moment, comme la reconstruction de Gaza. Dans les faits, le texte concentre l’essentiel du pouvoir entre les mains du fondateur du Conseil. Le président en l’occurrence Donald Trump inviterait qui il veut, fixerait l’agenda, validerait toutes les décisions, disposerait d’un quasi-droit de veto et choisirait même son successeur. Le mandat serait de trois ans, renouvelable, là encore, par lui.
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