On parle de la baisse des prix de lâĂ©lectricitĂ©, de la hausse des ventes de logements, de xAI qui lĂšve 20 milliards de dollars, des entreprises amĂ©ricaines bientĂŽt exemptĂ©es de lâimpĂŽt minimum mondial Ă 15 %, et dâun parieur sur la capture de Maduro. DĂ©cryptage : quels pays Trump pourrait cibler aprĂšs le Venezuela ?
Ă partir du 1er fĂ©vrier 2026, le prix de lâabonnement de lâensemble des contrats dâĂ©lectricitĂ© va baisser, a annoncĂ© SĂ©bastien Lecornu. Sur le papier, le geste peut sembler modeste ; dans les faits, il marque un tournant assumĂ©, avec 540 millions dâeuros rendus au pouvoir dâachat grĂące Ă une baisse de 25 % de la Contribution tarifaire dâacheminement (CTA). En moyenne, lâabonnement recule de 5 %, soit une dizaine dâeuros par an pour un mĂ©nage, et jusquâĂ 200 euros pour certains professionnels fortement dĂ©pendants de lâĂ©lectricitĂ©, comme les boulangers. DerriĂšre cette baisse, il nây a ni subvention budgĂ©taire ni « chĂšque Ă©nergie » dĂ©guisĂ©, mais un ajustement technique : la CTA, prĂ©lĂšvement prĂ©sent sur toutes les factures, finance les retraites des Ă©lectriciens et des gaziers. La caisse Ă©tant aujourdâhui en excĂ©dent, le gouvernement a choisi dâen rĂ©duire le taux. Roland Lescure le reconnaĂźt sans dĂ©tour : « ce nâest pas une rĂ©volution ». Il nâexiste pas de formule magique pour effacer le coĂ»t de lâĂ©nergie, mais il sâagit, selon lui, dâune baisse immĂ©diate, visible et efficace sur la partie fixe de la facture, celle que les consommateurs paient mĂȘme lorsquâils rĂ©duisent leur consommation. Au-delĂ du geste, le message est politique. SĂ©bastien Lecornu Ă©voque un « premier pas concret » et prĂ©pare dĂ©jĂ la suite, avec la prĂ©sentation, dans les prochaines semaines, dâun grand plan dâĂ©lectrification des usages, prĂ©sentĂ© comme un pilier de la souverainetĂ© Ă©nergĂ©tique française. Autrement dit, il sâagit de commencer par allĂ©ger lâabonnement avant de repenser plus largement la place de lâĂ©lectricitĂ© dans lâĂ©conomie, des mĂ©nages aux entreprises. Le gouvernement insiste Ă©galement sur le cadre gĂ©nĂ©ral : la rĂ©forme du mĂ©canisme de fixation des prix, entrĂ©e en vigueur au 1er janvier avec la disparition de lâArenh, ne devrait pas renchĂ©rir les tarifs. Le nouveau systĂšme, fondĂ© sur le versement nuclĂ©aire unique, est prĂ©sentĂ© comme une assurance contre une explosion des prix, un garde-fou que lâancien dispositif nâavait pas su offrir lors du choc Ă©nergĂ©tique provoquĂ© par la guerre en Ukraine.
Le marchĂ© immobilier français montre des signes tangibles de reprise. Selon une Ă©tude de SeLoger-MeilleursAgents, lâactivitĂ© est repartie entre fin octobre 2024 et fin octobre 2025, avec environ 929 000 logements vendus, soit une hausse de 11 % sur un an. Le niveau reste infĂ©rieur Ă celui dâun marchĂ© considĂ©rĂ© comme fluide, autour dâun million de transactions, mais lâamĂ©lioration est nette par rapport Ă 2024. Dans le mĂȘme temps, les prix repartent Ă la hausse sur lâensemble du territoire : tous les grands indices progressent de plus de 1 % sur un an, quâil sâagisse de Paris, des grandes villes, des villes moyennes ou mĂȘme de lâimmobilier rural. Les hausses les plus marquĂ©es se concentrent Ă Paris, avec +2,9 %, et dans les zones rurales, Ă +2,8 %, un retournement notable aprĂšs des mois de recul, mĂȘme si la remontĂ©e reste contenue par des taux de crĂ©dit plus Ă©levĂ©s quâespĂ©rĂ©. Dans les grandes mĂ©tropoles, la tendance est globalement positive : Nice se distingue avec une hausse supĂ©rieure Ă 3 %, tandis que Toulouse, Bordeaux, Marseille ou Montpellier enregistrent des progressions plus modestes. Nantes fait figure dâexception, avec des prix encore en baisse de 3,9 %, mais Ă un rythme nettement moins brutal quâen 2024. CĂŽtĂ© financement, lâamĂ©lioration est venue du crĂ©dit : aprĂšs le choc des annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, les taux se sont stabilisĂ©s au printemps 2025, autour de 3,5 % sur 25 ans et 3,4 % sur 20 ans au 1er dĂ©cembre, un plateau qui a redonnĂ© de lâoxygĂšne aux acheteurs. Sur le marchĂ© locatif, le pic semble passĂ© : la hausse des loyers ralentit nettement, Ă +1,3 % en 2025 contre prĂšs de 3 % lâan dernier, une partie de la pression se relĂąchant avec le retour de mĂ©nages vers lâachat. La pĂ©nurie demeure toutefois dans les zones tendues : Ă Paris, lâoffre locative reste infĂ©rieure de 30 Ă 40 % Ă son niveau dâavant Covid, signe que la crise du logement est loin dâĂȘtre rĂ©solue. Pour 2026, SeLoger-MeilleursAgents anticipe, sauf choc macroĂ©conomique majeur, prĂšs de 980 000 ventes, des taux autour de 3,5 % et une hausse des prix comprise entre 2 % et 3 %. Reste un frein majeur : lâincertitude politique, qui continue de peser sur la capacitĂ© des mĂ©nages Ă se projeter ; autrement dit, le marchĂ© repart, mais sur un fil.
...