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Voici ce que j’ai pour vous cette semaine :
VERS UNE BAISSE DE PRIX DE L’ÉLECTRICITÉ
À partir du 1er février 2026, le prix de l’abonnement de l’ensemble des contrats d’électricité va baisser, a annoncé Sébastien Lecornu. Sur le papier, le geste peut sembler modeste ; dans les faits, il marque un tournant assumé, avec 540 millions d’euros rendus au pouvoir d’achat grâce à une baisse de 25 % de la Contribution tarifaire d’acheminement (CTA). En moyenne, l’abonnement recule de 5 %, soit une dizaine d’euros par an pour un ménage, et jusqu’à 200 euros pour certains professionnels fortement dépendants de l’électricité, comme les boulangers. Derrière cette baisse, il n’y a ni subvention budgétaire ni « chèque énergie » déguisé, mais un ajustement technique : la CTA, prélèvement présent sur toutes les factures, finance les retraites des électriciens et des gaziers. La caisse étant aujourd’hui en excédent, le gouvernement a choisi d’en réduire le taux. Roland Lescure le reconnaît sans détour : « ce n’est pas une révolution ». Il n’existe pas de formule magique pour effacer le coût de l’énergie, mais il s’agit, selon lui, d’une baisse immédiate, visible et efficace sur la partie fixe de la facture, celle que les consommateurs paient même lorsqu’ils réduisent leur consommation. Au-delà du geste, le message est politique. Sébastien Lecornu évoque un « premier pas concret » et prépare déjà la suite, avec la présentation, dans les prochaines semaines, d’un grand plan d’électrification des usages, présenté comme un pilier de la souveraineté énergétique française. Autrement dit, il s’agit de commencer par alléger l’abonnement avant de repenser plus largement la place de l’électricité dans l’économie, des ménages aux entreprises. Le gouvernement insiste également sur le cadre général : la réforme du mécanisme de fixation des prix, entrée en vigueur au 1er janvier avec la disparition de l’Arenh, ne devrait pas renchérir les tarifs. Le nouveau système, fondé sur le versement nucléaire unique, est présenté comme une assurance contre une explosion des prix, un garde-fou que l’ancien dispositif n’avait pas su offrir lors du choc énergétique provoqué par la guerre en Ukraine.
LES VENTES DE LOGEMENTS EN HAUSSE DE +11% EN 1 AN
Le marché immobilier français montre des signes tangibles de reprise. Selon une étude de SeLoger-MeilleursAgents, l’activité est repartie entre fin octobre 2024 et fin octobre 2025, avec environ 929 000 logements vendus, soit une hausse de 11 % sur un an. Le niveau reste inférieur à celui d’un marché considéré comme fluide, autour d’un million de transactions, mais l’amélioration est nette par rapport à 2024. Dans le même temps, les prix repartent à la hausse sur l’ensemble du territoire : tous les grands indices progressent de plus de 1 % sur un an, qu’il s’agisse de Paris, des grandes villes, des villes moyennes ou même de l’immobilier rural. Les hausses les plus marquées se concentrent à Paris, avec +2,9 %, et dans les zones rurales, à +2,8 %, un retournement notable après des mois de recul, même si la remontée reste contenue par des taux de crédit plus élevés qu’espéré. Dans les grandes métropoles, la tendance est globalement positive : Nice se distingue avec une hausse supérieure à 3 %, tandis que Toulouse, Bordeaux, Marseille ou Montpellier enregistrent des progressions plus modestes. Nantes fait figure d’exception, avec des prix encore en baisse de 3,9 %, mais à un rythme nettement moins brutal qu’en 2024. Côté financement, l’amélioration est venue du crédit : après le choc des années précédentes, les taux se sont stabilisés au printemps 2025, autour de 3,5 % sur 25 ans et 3,4 % sur 20 ans au 1er décembre, un plateau qui a redonné de l’oxygène aux acheteurs. Sur le marché locatif, le pic semble passé : la hausse des loyers ralentit nettement, à +1,3 % en 2025 contre près de 3 % l’an dernier, une partie de la pression se relâchant avec le retour de ménages vers l’achat. La pénurie demeure toutefois dans les zones tendues : à Paris, l’offre locative reste inférieure de 30 à 40 % à son niveau d’avant Covid, signe que la crise du logement est loin d’être résolue. Pour 2026, SeLoger-MeilleursAgents anticipe, sauf choc macroéconomique majeur, près de 980 000 ventes, des taux autour de 3,5 % et une hausse des prix comprise entre 2 % et 3 %. Reste un frein majeur : l’incertitude politique, qui continue de peser sur la capacité des ménages à se projeter ; autrement dit, le marché repart, mais sur un fil.
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