Kessel

🇺🇲 Trump fissure l’unité du G7 sur l’Ukraine

On parle du nombre de projets d'investissements en baisse en France, du Budget 2025 de la Sécu, du RSA et de la prime d'activité, des nouveaux droits de douane de Trump et de la baisse du remboursement des arrêts maladies. Pour le décryptage, on parle des tensions au sein du G7 au sujet de l'Ukraine.

Économix
7 min â‹… 20/02/2025

Voici ce que j’ai pour vous cette semaine :

LE NOMBRE DE PROJETS D’INVESTISSEMENTS CONTINUE DE BAISSER EN FRANCE

Le nombre de projets d’implantation a baissĂ© de 5% en 2024 par rapport Ă  2023, soit 1595 projets dĂ©tectĂ©s l’annĂ©e dernière selon le baromètre de la SCET, une filiale de la Caisse des dĂ©pĂ´ts. L’étude : “cette tendance s’inscrit dans une dynamique baissière amorcĂ©e depuis le pic exceptionnel de 2021, oĂą 1871 projets avaient Ă©tĂ© enregistrĂ©s”. Une annĂ©e record en trompe-l'Ĺ“il car les implantations avaient Ă©tĂ© boostĂ©es par les mesures de relance post-Covid. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce recul du nombre d’implantations d’entreprises dans l’Hexagone. L’incertitude politique, liĂ©e Ă  la dissolution de l’AssemblĂ©e nationale en juin, puis l’instabilitĂ© budgĂ©taire en fin d’annĂ©e, ne sont Ă©videmment pas Ă©trangères Ă  la baisse des projets d’implantation enregistrĂ©e l’an dernier. Ajouter Ă  cela des tensions Ă©conomiques sur les volets de l’inflation et des taux d'intĂ©rĂŞt, le climat n’était pas favorable pour les entreprises. Ce qui se retranscrit directement dans les dĂ©faillances d’entreprises qui ont atteint le nombre record de 67.830 en 2024 (contre 57.729 en 2023), d’après le cabinet spĂ©cialisĂ© Altares. Dans le dĂ©tail, l’étude s’inquiète particulièrement pour l’industrie, notant un effondrement des projets dĂ©tectĂ©s, de 17%, entre 2023 et 2024 - passant de 392 Ă  325 du jamais vu depuis 12 ans. Le secteur tertiaire a aussi enregistrĂ© un effondrement de 23% des projets d’implantation en France en 2024. 

CE QU’IL FAUT RETENIR DU BUDGET 2025 DE LA SÉCURITÉ SOCIALE

Tout d’abord le texte prĂ©voit une hausse des dĂ©penses d’Assurance maladie de 3,4%, contre 2,8% initialement prĂ©vu, dont une rallonge de 1 milliards d’euros pour les hĂ´pitaux, ce qui aboutit Ă  un montant de 265,9 milliards de dollars pour 2025, soit 9 milliards de plus que l’annĂ©e dernière. Le dĂ©ficit de la SĂ©curitĂ© sociale est estimĂ© entre 22 et 23 milliards d’euros pour cette annĂ©e 2025. Pour satisfaire les diffĂ©rents camps politiques, le gouvernement a dĂ» renoncer Ă  une hausse des tickets modĂ©rateurs (reste Ă  charge du patient après le remboursement de l'assurance maladie), accepter de revoir Ă  la baisse les efforts demandĂ©s aux entreprises concernant les exonĂ©rations de cotisations sociales, et faire le deuil de la dĂ©sindexation des retraites sur l'inflation. La taxe sur les boissons sucrĂ©es est conservĂ©e, avec un nouveau barème de taxation en fonction de la teneur en sucres dans les boissons, ce qui permettrait de rapporter 800 millions d’euros dans les caisses de l’État. Pareil du cĂ´tĂ© du transport sanitaire, le tarif conventionnĂ© est abaissĂ© afin de rĂ©aliser 300 millions d’euros d’économies dans les 2 prochaines annĂ©es. D’autres dĂ©crets sont attendus comme la “taxe lapin”. Celle-ci vise Ă  sanctionner financièrement les personnes prenant un rendez-vous mĂ©dical sans l’honorer ensuite. Un dĂ©cret sur la hausse de la taxation sur les complĂ©mentaires santĂ© est attendu pour que elles-ci « restituent » le trop-perçu liĂ© Ă  leurs augmentations tarifaires (+ 6 % en moyenne en 2025 selon la MutualitĂ© française). Le gouvernement estime que ces tarifs sont trop Ă©levĂ©s, notamment car la baisse des remboursements des consultations et des mĂ©dicaments - envisagĂ©e par Michel Barnier - a finalement Ă©tĂ© abandonnĂ©e.

IL SERA PLUS SIMPLE DE TOUCHER LE RSA ET LA PRIME D’ACTIVITÉ

A partir de mars, la Caisse d'allocations familiales (CAF) va prĂ©remplir les dĂ©clarations de ressources des allocataires. Un système dit « de solidaritĂ© Ă  la source » qui vise Ă  leur faciliter la vie et Ă  Ă©viter les erreurs qui se soldent par des recouvrements. Pour les bĂ©nĂ©ficiaires du revenu de solidaritĂ© active (RSA) et de la prime d’activitĂ©, il Ă©tait encore nĂ©cessaire de dĂ©clarer en ligne tous les trois mois leurs ressources trimestrielles perçues, afin de pouvoir continuer, ou non, Ă  toucher ces aides sociales. Cette dĂ©marche d’auto-dĂ©claration pouvait non seulement empĂŞcher des personnes Ă©ligibles Ă  ces aides de les demander, mais ouvrait Ă©galement la voie Ă  des fraudes, estimĂ©es Ă  plusieurs milliards d’euros. DĂ©sormais, la CAF est en mesure de rĂ©cupĂ©rer une grande partie des informations nĂ©cessaires, en croisant des bases de donnĂ©es sur les salaires, les allocations chĂ´mage, etc. Ce nouveau système a un double objectif : le premier est de limiter le taux de non-recours des allocataires (estimĂ© Ă  34% par trimestre pour les potentiels bĂ©nĂ©ficiaires du RSA). Un système qui devrait donc permettre Ă  celles et ceux qui ne profitent pas encore de leur droit au RSA ou prime d’activitĂ© d’y avoir accès alors qu’ils remplissent les conditions attributives. Deuxième objectif  : limiter les versements d’indus qui sont estimĂ©s Ă  25% des 11,4 milliards d’euros versĂ©s annuellement Ă  1,9 million d’allocataires du RSA et reprĂ©sentent 17% des 9,6 milliards versĂ©s aux 4,5 millions de bĂ©nĂ©ficiaires de la prime d’activitĂ©. Le nouveau système devrait donc Ă©viter de verser de l’argent Ă  ceux qui n’y ont pas droit et Ă©vitera les situations oĂą les allocataires se retrouvent avec des dettes vis-Ă -vis de la CAF.

DONALD TRUMP ANNONCE DE NOUVEAUX DROITS DE DOUANE

Ă€ partir du 2 avril prochain, le 47e prĂ©sident des États-Unis a annoncĂ© qu’il prĂ©voyait d’appliquer des droits de douane de près de 25% sur les automobiles importĂ©es aux États-Unis et d’au moins du mĂŞme niveau sur les semi-conducteurs ainsi que sur le secteur pharmaceutique. Pour les entreprises de ces secteurs, Trump a tout de mĂŞme annoncĂ© vouloir «leur donner du temps» afin de dĂ©velopper des usines et des entreprises directement sur le sol amĂ©ricain afin d’éviter qu’ils aient des droits de douane. Une stratĂ©gie de la carotte et du bâton parfaitement manoeuvrĂ©e mais dont les consĂ©quences politico-Ă©conomiques sont encore difficiles Ă  apprĂ©hender. De nouveaux droits de douane qui viennent se juxtaposer Ă  ceux de 25% sur l’acier et l’aluminium, des 10% sur les marchandises en provenance de Chine, tandis qu’un tarif de 25 % sur le Mexique et le Canada a Ă©tĂ© reportĂ© jusqu’au dĂ©but du mois de mars. Le prĂ©sident amĂ©ricain s’est Ă©galement satisfait d’avoir vu l’Union europĂ©enne (UE) «rĂ©duire leurs droits de douane sur les voitures au niveau que nous avons» «L’UE avait 10% de taxes sur les voitures et ils sont dĂ©sormais Ă  2,5%, ce qui est exactement le mĂŞme niveau que nous. Si tout le monde fait cela alors nous jouerons avec les mĂŞmes règles du jeu» Trump a rappelĂ© que : «l’UE est très injuste avec les États-Unis, ils n’achètent pas nos voitures, nos produits agricoles, ils n’achètent quasiment rien.» Très concrètement, selon les donnĂ©es du dĂ©partement du Commerce, le dĂ©ficit commercial des États-Unis en biens vis-Ă -vis de l’UE Ă©tait de 235 milliards de dollars en 2024.

LES ARRÊTS MALADIES SERONT MOINS BIEN REMBOURSÉS

Dans un peu plus d’un mois le plafond des indemnitĂ©s journalières (IJSS) versĂ©es par la SĂ©cu va ĂŞtre abaissĂ© de 1,8 Smic Ă  1,4 Smic. Pour rappel, lorsqu’un salariĂ© est en arrĂŞt maladie, la SĂ©curitĂ© sociale couvre 50% de son salaire, l’employeur prenant gĂ©nĂ©ralement en charge le reste pour garantir un maintien de rĂ©munĂ©ration Ă  hauteur de 90% minimum. Mais avec ce nouveau plafonnement, l’addition risque d’être plus salĂ©e pour les entreprises et pour certains salariĂ©s. Car aujourd’hui, la SĂ©curitĂ© sociale indemnise au maximum 53,31 euros par jour pour les salaires jusqu’à 1,8 Smic. Dès avril prochain, ce montant tombera Ă  41,47 euros. Une baisse de plus de 20% qui va logiquement alourdir la facture des employeurs, contraints de compenser davantage via le complĂ©ment de salaire. Une compensation qui est soumise Ă  certaines règles. La première Ă©tant d’avoir au moins 1 an d’anciennetĂ© dans l’entreprise et envoyer un certificat mĂ©dical dans un dĂ©lai de 48h. Ensuite la compensation dĂ©pend de l’anciennetĂ© : Entre 1 et 5 ans dans l’entreprise, le maintien du salaire est assurĂ© pendant 60 jours : 30 jours indemnisĂ©s Ă  hauteur de 90% de votre rĂ©munĂ©ration, puis 30 jours Ă  66,6%. Et pour les travailleurs qui n’ont pas droit Ă  ce coup de pouce de leur entreprise ? Ils devront se contenter d’une indemnisation revue Ă  la baisse, sans filet de sĂ©curitĂ©. De son cĂ´tĂ©, le gouvernement assume pleinement ce choix budgĂ©taire. Selon les prĂ©visions Ă©tablies dans le budget de la SĂ©cu, cette mesure devrait ainsi rapporter entre 400 et 600 millions d’euros.



L’exploration Éco de la semaine

Ukraine : l'unité du G7 fissurée par Trump

À l’approche du troisième anniversaire de l’invasion russe en Ukraine, le G7 vacille. En cause : les États-Unis, qui refusent de qualifier Moscou d’« agresseur » dans la déclaration commune, brisant une unanimité de façade qui tenait depuis 2022.

C’est une scène devenue rituelle depuis trois ans. Chaque 24 février, les grandes puissances occidentales publient une déclaration de soutien à l’Ukraine, condamnant d’une même voix « l’agression russe ». Mais cette fois, le ton a changé. Les envoyés de l’administration Trump freinent des quatre fers. Hors de question d’utiliser ces mots. Le message doit être adouci. C’est ce qu’ont confié cinq responsables occidentaux au Financial Times, sous couvert d’anonymat.

En toile de fond, la nouvelle ligne tracée par Donald Trump. Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier, le président américain bouscule l’équilibre fragile des soutiens à Kiev. Il accuse l’Ukraine d’être « responsable de la guerre », qualifie Volodymyr Zelensky de « dictateur sans élections » et évoque une réintégration de la Russie au sein du G7. Un virage à 180 degrés.

Les diplomates américains ont bloqué la formule « agression russe » dans le communiqué final, pourtant répétée à cinq reprises l’an dernier. Une rupture assumée. Washington parle désormais de « conflit ukrainien », reprenant les éléments de langage utilisés par Moscou. Même le département d’État aligne son vocabulaire : après une rencontre à Riyad entre le secrétaire d’État Marco Rubio et son homologue russe Sergueï Lavrov, le compte-rendu officiel évoque à deux reprises « le conflit en Ukraine ».

Cette inflexion sème le trouble chez les alliés. « Les Américains bloquent le texte, mais nous y travaillons encore et espérons trouver un compromis », confie un négociateur européen. La présence de Volodymyr Zelensky au sommet virtuel de lundi reste incertaine. Une première.


Les principaux contributeurs à l’effort de guerre en Ukraine

L’ambassade américaine à Kiev, elle, se mure dans le silence.

Au-delà des mots, c’est la politique qui se reconfigure. Trump multiplie les gestes de rapprochement avec Vladimir Poutine. Après une semaine de déclarations flatteuses à l’égard du maître du Kremlin, Washington a dépêché des émissaires de haut rang à Riyad pour discuter directement avec les Russes. « Les négociateurs américains étaient totalement différents – ouverts, sans préjugés », s’est réjoui Poutine après la rencontre.

En face, Zelensky encaisse. Trump l’accuse – à tort – d’être en chute libre auprès de son peuple. Le président américain parle de « 4 % de popularité ». En réalité, un sondage publié cette semaine par l’Institut international de sociologie de Kiev crédite Zelensky de 57 % d’opinions favorables, en hausse par rapport aux 52 % de décembre.

La Maison-Blanche assume le réchauffement avec Moscou. Trump veut normaliser les relations. Reste à savoir jusqu’où il est prêt à aller. En attendant, au G7, l’unité sur l’Ukraine est plus fragile que jamais. Pete Hegseth, secrétaire américain à la Défense, n’a pas mâché ses mots le 12 février dernier devant ses alliés de l’Otan : l’Europe devra désormais fournir « l’écrasante » majorité de l’aide à Kiev. Un avertissement clair, doublé d’une mise au point sur l’équilibre des contributions : Washington ne tolérera plus une « relation déséquilibrée » au sein de l’alliance militaire.

Pourtant, les Européens ne sont pas restés les bras croisés depuis le début de l’invasion russe, il y a bientôt trois ans. Selon l’Institut Kiel, qui fait référence sur le suivi des aides à l’Ukraine, 267 milliards d’euros ont été alloués au pays depuis 2022. Sur ce total, 130 milliards (49 %) concernent l’assistance militaire, 118 milliards (44 %) relèvent de l’aide financière, et 19 milliards (7 %) sont destinés à l’humanitaire.

L’Europe, en apparence, a pris le leadership. En intégrant les membres de l’UE, mais aussi le Royaume-Uni, la Norvège, l’Islande et la Suisse, le Vieux Continent a dépassé les États-Unis : 132 milliards d’euros engagés contre 114 milliards côté américain. Mais ce qui frappe, c’est la ventilation. Si l’on s’en tient à l’armement pur, les États-Unis restent devant : 64 milliards d’euros contre 62 pour l’Europe.

Derrière ces chiffres, une autre réalité : l’aide américaine marque le pas. Depuis la mi-2023, les blocages au Congrès ont asséché les flux pendant neuf mois. Et si les versements ont repris ces dernières semaines, l’ombre de Donald Trump plane. De retour à la Maison-Blanche, il pourrait freiner de nouveau le soutien militaire. Christoph Trebesch, qui pilote l’Ukraine Support Tracker à l’Institut Kiel, alerte déjà : « L’aide militaire américaine risque de stagner à nouveau. »

Sur le podium des contributeurs, l’Allemagne joue les poids lourds avec 17,3 milliards d’euros. Elle devance de peu le Royaume-Uni (14,8 milliards), qui vient de sceller un partenariat sécuritaire de cent ans avec Kiev. Le Japon suit (10,5 milliards), puis le Canada (8,27 milliards). La France, elle, pointe seulement à la 10e place avec 5 milliards d’euros. « Un effort modeste », tranche l’Institut Kiel, qui souligne que cet engagement reste faible rapporté au PIB.

Et c’est bien là que le bât blesse. En proportion de leur richesse, ce sont les voisins immédiats de la Russie qui prennent le plus sur eux : Estonie et Danemark (2,2 % de leur PIB), Lituanie (2 %), Lettonie (1,5 %), Finlande (1 %). La France, elle, se retrouve reléguée au 17e rang (0,18 % du PIB), l’Allemagne au 13e (0,4 %). Même les États-Unis, souvent pointés du doigt, consacrent 0,5 % de leur PIB à l’Ukraine.

Au-delà des milliards, c’est l’équilibre des forces qui se redessine. L’Europe est sommée de prendre le relais, au moment même où l’aide américaine vacille. Une nouvelle donne qui pèsera sur les négociations diplomatiques des mois à venir. Car si la guerre d’usure se poursuit, l’effort financier, lui, devient un test de résistance.


Le Graph’ de la semaine


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Merci d'avoir pris le temps de lire cet article. À la semaine prochaine !

Laurent - Cosmos Finance

Économix

Par Laurent Cosmos Finance

L’économie pour tous. Vraiment pour tous.

Je m’appelle Laurent, fondateur de Cosmos Finance, et depuis 2022, je me suis donné une mission : rendre l’économie intelligible, utile et accessible à chacun.

Sur TikTok et Instagram, mais aussi dans ma newsletter, je vulgarise l’actualité économique, les grands concepts financiers et les stratégies concrètes qui permettent de mieux comprendre le monde qui nous entoure. Parce que l’économie n’est pas qu’une affaire d’experts : c’est ce qui détermine le prix de ton logement, ton pouvoir d’achat, la stabilité de ton job ou la rentabilité de ton épargne.

Une conviction : la connaissance économique, c’est un droit

Je crois profondément qu’un citoyen bien informé est un citoyen plus libre. Aujourd’hui encore, le manque de culture économique est un vrai facteur d’inégalité — il freine la mobilité sociale, la compréhension des enjeux publics, et l’autonomie financière. Ce n’est pas une fatalité.

Mon objectif ? Que tu te sentes suffisamment confiant pour naviguer dans ce monde économique souvent intimidant, que tu sois salarié, entrepreneur, étudiant ou investisseur débutant. Comprendre l’économie, ce n’est pas un luxe. C’est une nécessité. Et si mes contenus peuvent t’aider à y voir plus clair, à faire de meilleurs choix, à prendre en main ton avenir… alors ma mission est remplie.

Bienvenue dans Cosmos Finance. L’économie comme tu ne l’as jamais vue.

Ă€ bientĂ´t !

Laurent - Cosmos Finance

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