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🇪🇺 L’Europe met 800 milliards pour sa défense : le secteur de l'armement flambe en bourse

On parle des droits de douane contre le Mexique, le Canada et la Chine, d'Elon Musk qui perd 135 milliards d'euros, des dividendes records en 2024, de la baisse des taux de la BCE et du bannissement de l'alcool américain au Canada. Pour le décryptage, on parle du plan d'armement de 800 milliards d'euros en Europe.

Économix
8 min â‹… 06/03/2025

Voici ce que j’ai pour vous cette semaine :

TRUMP APPLIQUE DES DROITS DE DOUANE AU MEXIQUE, AU CANADA ET À LA CHINE

“Il n’y a plus de marge de manĹ“uvre pour le Mexique et le Canada. Les droits de douane sont un fait”. Ce sont les mots de Donald Trump qui passe Ă  l’acte au sujet des droits de douane appliquĂ©s au Mexique et au Canada. Dès ce mardi, des tarifs de 25% sont appliquĂ©s Ă  l’ensemble des importations canadiennes et mexicaines, Ă  l'exception des produits Ă©nergĂ©tiques canadiens qui sont taxĂ©s Ă  10 %. Au total, 918 milliards de dollars de produits provenant des deux voisins des États-Unis pourraient ĂŞtre concernĂ©s, avec donc une hausse attendue des prix aux États-Unis sur les produits concernĂ©s. Pour rappel, Trump reproche au Canada, au Mexique et Ă  la Chine de ne pas lutter suffisamment contre le trafic de fentanyl, une drogue aux effets dĂ©vastateurs aux États-Unis. De son cĂ´tĂ©, le Canada prĂ©voit de riposter en instaurant des droits de douane de 25 % sur certains produits amĂ©ricains, pour un montant total de 155 milliards de dollars canadiens. Le gouvernement Mexicain dit de son cĂ´tĂ© avoir prĂ©vu plusieurs plans pour contrer ces nouvelles taxes. La Chine n'est pas Ă©pargnĂ©e, puisqu'elle verra ses droits de douane augmenter de 10 points supplĂ©mentaires, passant ainsi Ă  20 %. PĂ©kin a d’ores et dĂ©jĂ  annoncĂ© une riposte avec des droits de douanes appliquĂ©s aux importations amĂ©ricaines de 15% sur le poulet, blĂ©, maĂŻs et le coton. D’autres produits comme le soja, le porc, le bĹ“uf, les produits de la mer, les fruits, les lĂ©gumes et les produits laitiers feront l’objet d’une taxe supplĂ©mentaire de 10 %. Si pour de nombreux experts la guerre des prix va pousser les habitants de ces pays Ă  consommer plus local, cela va aussi très probablement engendrer une hausse des prix et un ralentissement de la croissance Ă©conomique. 

ELON MUSK A PERDU 135 MILLIARDS DE DOLLARS

Depuis le 17 dĂ©cembre dernier, le patron de Tesla a vu son patrimoine passer de 486 milliards Ă  351 milliards de dollars, et sa fortune a fondu de 81 milliards depuis le dĂ©but de l’annĂ©e. Ce dĂ©clin s’explique avant tout par la chute de Tesla en Bourse, avec une baisse de quasiment 30 % depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, faisant passer la capitalisation de l’entreprise sous la barre des 900 milliards de dollars.  Cette baisse de Tesla s’explique par plusieurs facteurs : la marque souffre de ventes dĂ©cevantes en Europe avec une baisse du nombre d’immatriculation de 45,2% en janvier, de l’arrivĂ©e massive de constructeurs chinois comme MG Motor ou BYD, mais aussi du soutien de Musk au parti d’extrĂŞme droite allemand (AdD) pour les Ă©lections lĂ©gislatives en Allemagne, un virage politique qui a donnĂ© envie Ă  de nombreux propriĂ©taires de Tesla de se sĂ©parer de leur vĂ©hicule par idĂ©ologie. Les analystes pointent Ă©galement du doigt l’implication croissante de Musk dans son DĂ©partement de l’efficacitĂ© gouvernementale (Doge) qui a pour but de sabrer dans les dĂ©penses publiques amĂ©ricaines et qui dĂ©tournerait donc beaucoup trop son attention de Tesla. Mais au-delĂ  des choix stratĂ©giques d’Elon Musk, la politique Ă©conomique de Donald Trump pourrait aussi jouer contre lui. Entre le retour en force du pĂ©trole, la hausse des droits de douane et la montĂ©e des tensions commerciales avec la Chine et l’Europe, Tesla semble avancer avec des vents contraires en 2025.

LES ENTREPRISES ONT VERSÉ UN MONTANT RECORD DE 1750 MILLIARDS DE DOLLARS DE DIVIDENDES

C’est l’équivalent du PIB de l’Australie que les entreprises ont versĂ© Ă  leurs actionnaires l’annĂ©e dernière sous forme de dividendes. Pour rappel, un dividende reprĂ©sente une somme d’argent versĂ©e par une entreprise Ă  ses actionnaires pour partager une partie de ses bĂ©nĂ©fices. Les actionnaires sont des personnes ou entitĂ©s qui possède une ou plusieurs actions d’une entreprise, donc qui ont versĂ© une certaine somme d’argent pour investir dans l’entreprise, ce qui leur donne un droit de propriĂ©tĂ© sur une partie de la sociĂ©tĂ© et parfois un droit aux dividendes chaque annĂ©e. L’étude annuelle sur le sujet menĂ©e par le gestionnaire d’actifs Janus Henderson montre que parmi les 1200 plus grosses capitalisations boursières mondiales, 88% ont augmentĂ© ou maintenu leurs dividendes en 2024. Si on se concentre par pays, ce sont les États-Unis qui restent de très loin le premier distributeur de dividendes, avec un total de 651 milliards de dollars dans l’annĂ©e, soit plus d’un tiers du total mondial. Loin derrière, le podium est complĂ©tĂ© par le Royaume-Uni (90,6 milliards de dollars de dividendes versĂ©s en 2024) et le Japon (86). La France, plus grosse contributrice d’Europe, se hisse en quatrième position. Les dividendes français ont atteint un montant record de 68,8 milliards d’euros l’annĂ©e dernière. CĂ´tĂ© secteurs, Ă  elle seule, la finance a versĂ© plus du quart (28%) des dividendes mondiaux en 2024. Les banques ont distribuĂ© pas moins de 257,6 milliards de dollars, ce qui en fait de loin les plus gĂ©nĂ©reuses avec leurs actionnaires, suivis par le secteur des hydrocarbures et celui des technologies. Et les entreprises qui ont versĂ© le plus de dividendes sont en 1ère position Microsoft, suivie par Exxon Mobil et HSBC.

LA BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE (BCE) A BAISSÉ SES TAUX DIRECTEURS

Pour la 6ème fois d'affilĂ©e depuis juin 2024, la BCE a dĂ©cidĂ© de baisser ses taux directeurs de 0,25 point ce jeudi, ce qui laisse entrevoir une nouvelle baisse des taux de crĂ©dit immobilier. En effet, les banques se financent en partie auprès de la BCE. Lorsque la BCE diminue le taux auquel elle leur consent ces financements, les banques rĂ©percutent cette baisse sur les taux des crĂ©dits immobiliers. C’est donc en bonne partie grâce aux 6 baisses des taux de la BCE en moins d’un an, sur fond de ralentissement de l’inflation, que le taux moyen des crĂ©dits immobiliers a diminuĂ© d’un point au cours des 12 derniers mois en passant d’environ 4,2% Ă  3,2%. Comme l’explique Caroline Arnould, directrice gĂ©nĂ©rale du courtier Cafpi : “Une baisse d’un point du taux de crĂ©dit, cela reprĂ©sente 30 000 euros de pouvoir d’achat supplĂ©mentaire, dans le cas d’un emprunt de 200 000 euros”. Si pour de nombreux professionnels du secteur les taux devraient graviter entre 2,5% et 3% d’ici la fin de l’annĂ©e, un bon nombre se montre plus sceptique. En cause : un risque de hausse du taux de l’obligation assimilable du TrĂ©sor (OAT) Ă  10 ans, qui est pour faire simple le taux auquel la France emprunte sur les marchĂ©s financiers et ce taux constitue en fait l’un des principaux Ă©lĂ©ments sur lesquels les banques se fondent pour Ă©tablir leurs taux de crĂ©dit immobilier. Et ce taux a bondi cette semaine dans un contexte gĂ©opolitique des plus incertains et de crainte d’une remontĂ©e de l’inflation avec les mesures protectionnistes de l’administration Trump. Une hausse continue de l’OAT Ă  10 ans pourrait donc contrebalancer l’effet de la baisse des taux directeurs sur les taux de crĂ©dit immobilier. Nous verrons concrètement le barème des taux des banques dans les prochains mois, je vous tiendrai au courant. 

LE CANADA RETIRE L’ALCOOL AMÉRICAIN DES MAGASINS

Face aux droits de douane de 25% de Trump, plusieurs provinces canadiennes comme l’Ontario, le Manitoba et le QuĂ©bec banissent l'alcool amĂ©ricain de leurs commerces alors que la la Colombie-Britannique a choisi de bannir uniquement les alcools en provenance des États rĂ©publicains. Doug Ford, le premier ministre de l'Ontario, a dĂ©clarĂ© que  la province vend pour près d'un milliard de dollars canadiens (650 millions d'euros) d'alcool en provenance des États-Unis. Concrètement, comme l’a expliquĂ© Doug Ford, les marques d’alcool amĂ©ricaines ne seront plus disponibles dans le catalogue du grossiste LCBO, qui est le plus grand acheteur d’alcool au monde, ce qui implique donc que les dĂ©taillants, restaurants et bars de l’Ontario ne pourront plus se rĂ©approvisionner en produits amĂ©ricains. Le gouvernement du QuĂ©bec a Ă©galement demandĂ© “de cesser de fournir en boissons alcoolisĂ©es amĂ©ricaines les Ă©piceries, les agences, les bars et les restaurants”. Comme l’explique la rĂ©gie des alcools du QuĂ©bec, la SAQ : “Suite aux nouvelles rĂ©glementations tarifaires entre le Canada et les États-Unis, ces produits ne sont plus disponibles Ă  la vente”. Le Canada a Ă©galement ripostĂ© aux droits de douane de Trump en appliquant en retour 25% sur certains produits amĂ©ricains comme la viande, les Ĺ“ufs, les fruits et le vin. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a qualifiĂ© de “stupide” la politique de droits de douane de Trump et que cette dĂ©cision  avait pour but de “faire chuter l’économie” pour ensuite “pouvoir annexer” le Canada. Trudeau a expliquĂ© que cette nouvelle politique va frapper durement le Canada” mais le pays ne “reculera pas” en promettant la victoire du Canada.



L’exploration Éco de la semaine

L’Europe se réarme : Von der Leyen dévoile un plan à 800 milliards d’euros

L’Europe face à l’urgence. Après la suspension de l’aide américaine à l’Ukraine, Ursula von der Leyen contre-attaque. La présidente de la Commission européenne a présenté un plan massif pour réarmer le continent et soutenir immédiatement Kyiv. Montant total : 800 milliards d’euros.

Un tournant stratégique. Alors que Washington se désengage progressivement, Bruxelles veut accélérer l’autonomie militaire de l’Europe. Un sommet exceptionnel est prévu ce jeudi pour discuter des propositions, qui incluent un assouplissement des règles budgétaires et la création d’un fonds de 150 milliards d’euros pour financer l’effort de guerre.

Un plan en cinq axes

L’initiative, baptisée "ReArm Europe", vise à débloquer des centaines de milliards d’euros pour renforcer la défense des 27 États membres et intensifier l’envoi d’équipements militaires à l’Ukraine. Voici les mesures phares :

1. Assouplissement des règles budgétaires
Les États membres pourraient dépasser la limite actuelle de 3 % du PIB de déficit public pour financer leurs dépenses militaires. En clair, Bruxelles leur permettrait d’ajouter jusqu’à 1,5 % de PIB en dépenses de défense sur quatre ans. Traduction : 650 milliards d’euros libérés pour l’armement.

2. Un fonds de 150 milliards d’euros
Un nouveau mécanisme de prêts serait mis en place pour aider les États membres à financer des investissements ciblés dans leur industrie de défense. Contrairement à une mutualisation de la dette, ces prêts seraient optionnels, évitant ainsi le veto des Pays-Bas et des pays opposés à une dette européenne commune.

3. Réorientation des fonds européens
Bruxelles propose d'autoriser les États à utiliser une partie des fonds de cohésion, normalement destinés au développement économique des régions les plus pauvres, pour des projets liés à la défense.

4. Faciliter le financement du secteur privé
Un "savings and investment union" aiderait les entreprises du secteur de la défense à lever plus facilement des capitaux sur les marchés financiers.

5. Lever les restrictions de la Banque européenne d’investissement (BEI)
Jusqu’ici, la BEI n’autorisait le financement que de projets à double usage civil-militaire. Désormais, elle pourrait inclure des équipements militaires et policiers, bien que les armes et les munitions restent pour l’instant exclues.


ReArm Europe : le plan de défense de l’UE de 800 milliards d’euros

Une réponse directe au retrait américain

L’annonce de ce plan intervient alors que Donald Trump a confirmé son pivot géopolitique. Washington pousse pour une négociation de paix avec Moscou et laisse entendre que l’aide à l’Ukraine ne sera plus une priorité. Pour l’Europe, le message est clair : se préparer à une guerre longue sans le soutien américain.

"L’Europe fait face à un danger imminent, d’une ampleur inédite dans notre génération", a déclaré Ursula von der Leyen dans une lettre aux dirigeants de l’UE.

Avec ce plan, l’UE veut envoyer un signal fort : elle ne dépendra plus exclusivement des États-Unis pour assurer sa sécurité. L’objectif est non seulement de renforcer les capacités militaires européennes, mais aussi d’éviter un effondrement du soutien militaire à l’Ukraine.

Une aide "immédiate" à l’Ukraine ?

Von der Leyen promet que les États membres pourront utiliser ces nouvelles ressources pour fournir rapidement des armes et du matériel à Kyiv. Concrètement, il s’agit d’investir dans des domaines prioritaires comme :

- Défense aérienne et antimissile
- Systèmes d’artillerie, missiles et munitions
- Drones et contre-drones

L’idée est d’accélérer les livraisons pour combler le vide laissé par le retrait progressif de l’aide américaine. Mais quand ces fonds seront-ils réellement mobilisés ?

Selon Camille Grand, du European Council on Foreign Relations, l’impact sur le terrain pourrait prendre plusieurs semaines ou mois, le temps que les achats d’armement soient finalisés. "Cela fait une différence, car c’est à ce moment-là que les restrictions américaines commenceront à se faire sentir", souligne-t-il.

Un premier pas, mais pas un "game changer"

Si le plan est ambitieux, il ne change pas encore la donne. Guntram Wolff, du think tank Bruegel, estime que ces mesures sont une avancée, mais qu’il faudra aller plus loin, notamment en rouvrant le débat sur un véritable emprunt commun pour la défense européenne – un sujet sensible qui pourrait être remis sur la table après les élections en Allemagne.

Du côté des États membres, les réactions sont globalement positives. L'Allemagne, l'Italie, le Portugal, la Grèce et l'Estonie ont salué un "premier pas important". Berlin parle même d’un "saut quantique nécessaire pour renforcer la défense de l’UE".

Un sommet sous tension Ă  Bruxelles

Ce jeudi, les dirigeants européens se réuniront pour finaliser le plan. La priorité absolue sera de débloquer rapidement un nouveau paquet d’armes pour l’Ukraine. Mais il reste incertain qu’un accord soit trouvé immédiatement.

Le sommet intervient après une série de réunions d’urgence, y compris avec le Royaume-Uni. L’Europe doit maintenant affronter une réalité brutale : les États-Unis ne seront peut-être plus un allié militaire fiable.

Se réarmer ou disparaître. Voilà le dilemme auquel l’UE fait face. Ce plan à 800 milliards d’euros est une première réponse, mais il ne suffira pas à lui seul à garantir la souveraineté européenne. Les prochaines semaines seront décisives pour voir si Bruxelles peut transformer ces promesses en actions concrètes.

Les entreprises de la défense en Europe s’envolent en bourse

L’effet domino du réarmement européen ne se fait pas attendre. Alors que le Royaume-Uni et la France mènent un effort diplomatique pour arracher un accord de paix en Ukraine, les investisseurs anticipent une hausse massive des budgets de défense sur le continent. Résultat : les actions des groupes d’armement européens s’envolent. Lundi, BAE Systems a bondi de +15 %, Rheinmetall de +14 %, Thales et Leonardo de +16 % chacun. Un mouvement qui prolonge une tendance déjà bien amorcée : l’industrie de la défense est sous le feu des projecteurs, portée par la peur d’un désengagement américain et l’urgence pour l’Europe d’assurer sa propre sécurité.


Les entreprises de la défense européennes s’envolent en bourse

L’onde de choc du désengagement américain

Depuis des années, les responsables militaires européens plaidaient pour une augmentation des budgets de défense. Mais ce qui était un débat stratégique devient désormais une nécessité politique.

Avec Washington qui menace de réduire ses garanties de sécurité, les gouvernements européens n’ont plus le choix : ils doivent réinvestir massivement dans leur armée et leur industrie de l’armement. Ce revirement, brutal et soudain, attire l’attention des investisseurs, qui misent désormais sur une explosion des dépenses militaires à l’échelle du continent.

Le secteur aéronautique en embuscade

Les valeurs de l’armement ne sont pas les seules à profiter de cet élan. Les constructeurs aéronautiques, qui réalisent une part importante de leur chiffre d’affaires dans la défense, ont aussi connu une forte hausse lundi :

- Airbus : +5 %, porté par ses divisions militaires et spatiales
- Safran : +3 %, qui profite de la demande accrue pour ses moteurs et équipements aéronautiques
- Rolls-Royce : +4 %, qui surfe sur des résultats financiers impressionnants et un engouement croissant pour ses moteurs de défense

L’italien Leonardo, qui fabrique des hélicoptères militaires et des systèmes de défense, continue également son ascension, dans un marché où la demande pour les équipements de haute technologie ne cesse de croître.

QinetiQ et Dassault Aviation en pleine ascension

Les entreprises spécialisées dans la haute technologie militaire ne sont pas en reste.

- QinetiQ (Royaume-Uni) : +12 %, grâce à son expertise dans les systèmes autonomes et la guerre électronique
- Dassault Aviation (France) : +15 %, boosté par la hausse des commandes pour le Rafale et d’autres programmes stratégiques

Ces entreprises bénéficient directement de la modernisation accélérée des armées européennes, avec une attention particulière portée aux drones, aux avions de chasse et aux technologies de guerre électronique.

BAE Systems : le géant britannique bat des records

Le leader de l’armement britannique BAE Systems confirme sa domination.

- Commandes record en 2024
- Plus de 3 milliards de livres de bénéfices annuels
- Valorisation Ă  48 milliards de livres sterling
- Action multipliée par deux depuis le début de la guerre en Ukraine

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’industrie de l’armement est l’un des secteurs les plus rentables en Europe, et les investisseurs ne comptent pas lâcher le morceau.

Un secteur sous tension, mais avec un avenir assuré

Le climat géopolitique actuel ne montre aucun signe d’apaisement. Avec la menace d’un retrait progressif du soutien américain et la nécessité pour l’Europe de se doter d’une armée plus robuste, les industriels de la défense sont en pole position pour bénéficier des nouvelles priorités budgétaires des gouvernements.

L’Europe entre dans une nouvelle ère de réarmement. Les budgets explosent, les commandes affluent et les marchés réagissent en conséquence. Une certitude demeure : dans les années à venir, l’industrie de la défense sera un secteur clé du paysage économique européen.


Le Graph’ de la semaine


Près de 7 millions d’Ukrainiens ont fui leur pays


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Merci d'avoir pris le temps de lire cet article. À la semaine prochaine !

Laurent - Cosmos Finance

Économix

Par Laurent Cosmos Finance

L’économie pour tous. Vraiment pour tous.

Je m’appelle Laurent, fondateur de Cosmos Finance, et depuis 2022, je me suis donné une mission : rendre l’économie intelligible, utile et accessible à chacun.

Sur TikTok et Instagram, mais aussi dans ma newsletter, je vulgarise l’actualité économique, les grands concepts financiers et les stratégies concrètes qui permettent de mieux comprendre le monde qui nous entoure. Parce que l’économie n’est pas qu’une affaire d’experts : c’est ce qui détermine le prix de ton logement, ton pouvoir d’achat, la stabilité de ton job ou la rentabilité de ton épargne.

Une conviction : la connaissance économique, c’est un droit

Je crois profondément qu’un citoyen bien informé est un citoyen plus libre. Aujourd’hui encore, le manque de culture économique est un vrai facteur d’inégalité — il freine la mobilité sociale, la compréhension des enjeux publics, et l’autonomie financière. Ce n’est pas une fatalité.

Mon objectif ? Que tu te sentes suffisamment confiant pour naviguer dans ce monde économique souvent intimidant, que tu sois salarié, entrepreneur, étudiant ou investisseur débutant. Comprendre l’économie, ce n’est pas un luxe. C’est une nécessité. Et si mes contenus peuvent t’aider à y voir plus clair, à faire de meilleurs choix, à prendre en main ton avenir… alors ma mission est remplie.

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