🇹🇳​ En Chine, l'IA DeepSeek est utilisĂ©e partout !

On parle d'Apple qui va investir 500 milliards de dollars aux États-Unis, des ventes de Tesla qui s'effondrent, de Trump qui veut les minerais ukrainiens, des annonces de droits de douane sur l'UE et de la baisse de l'indemnisation des arrĂȘts maladie pour les fonctionnaires. Pour le dĂ©cryptage, on parle de l'expansion de DeepSeek en Chine.

Économix
8 min ⋅ 27/02/2025

Voici ce que j’ai pour vous cette semaine :

APPLE VA INVESTIR 500 MILLIARDS DE DOLLARS AUX ÉTATS-UNIS

C’est la somme que la marque Ă  la pomme compte investir durant les 4 prochaines annĂ©es tout en promettant 20 000 embauches. Le fabricant d'Iphones compte financer des projets dans les domaines de l’intelligence artificielle, l’ingĂ©nierie ou encore la formation. Apple va Ă©galement ouvrir acadĂ©mie dans le Michigan “pour former la prochaine gĂ©nĂ©ration de fabricants amĂ©ricains”. Il est aussi prĂ©vu d’ouvrir d’ici 2026 une usine de fabrication Ă  Houston de plus de 23 000 m2 pour construire des serveurs capables de soutenir ses ambitions en matiĂšre d'intelligence artificielle, notamment son IA gĂ©nĂ©rative Apple Intelligence. Apple souhaite aussi agrandir des Ă©quipes et des installations dans de nombreux États, y compris le Michigan, le Texas, la Californie, l’Arizona, la Caroline du Nord et Washington. Ces investissements ont aussi pour vocation de baisser l’exposition de l’entreprise vis-Ă -vis de la Chine. Typiquement, plus de 30% des Ipads ont Ă©tĂ© assemblĂ©s par des entreprises chinoises en 2024, selon le Wall Street Journal. Cela rend Apple particuliĂšrement vulnĂ©rable parmi les entreprises technologiques amĂ©ricaines aux droits de douane de 10 % imposĂ©s par Trump sur les marchandises importĂ©es aux États-Unis en provenance de Chine ainsi qu'Ă  la menace d'une taxe de 25 % sur les importations de semi-conducteurs. Apple mise d’ailleurs sur l’Inde avec dĂ©jĂ  environ 15 % des iPhones qui ont Ă©tĂ© fabriquĂ©s en Inde en 2024, avec des projections atteignant 25 % d'ici 2027.

LES VENTES DE TESLA S’EFFONDRENT DE 45,2% EN EUROPE

L’action de Tesla a chutĂ© de plus de 11% depuis mardi, plombĂ©e par l’annonce de ventes divisĂ©es par deux sur le Vieux Continent en janvier 2025. Le constructeur a immatriculĂ© 7517 vĂ©hicules ce mois-ci contre plus de 15 000 en janvier 2024. La chute se fait particuliĂšrement ressentir en Allemagne (-59,5%), en France (-63,4%) et en Espagne (-75,4%). Un contrecoup aprĂšs avoir vendu prĂšs de 500 000 vĂ©hicules par an en 2021 et 2022, et particuliĂšrement avec son modĂšle phare la Model Y, qui a Ă©tĂ© le vĂ©hicule le plus vendu en Europe en 2023. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette inversion de tendance : Tout d’abord, le segment de la voiture Ă©lectrique est de plus en plus concurrentiel avec le succĂšs des modĂšles Ă©lectriques de Volkswagen et surtout l’arrivĂ©e massive en Europe de constructeurs chinois comme MG Motor ou BYD. Entre subventions massives de l’État chinois, une main d'Ɠuvre bien moins coĂ»teuse, un prix de l’énergie moins Ă©levĂ©, les constructeurs chinois proposent des voitures Ă©lectriques ultra-compĂ©titives. Ajoutez Ă  cela les problĂšmes liĂ©s aux airbags et aux mises Ă  jour logicielles qui ont forcĂ© Tesla Ă  rappeler des vĂ©hicules en 2023 ainsi que les retards de production dans sa Gigafactory de Berlin en 2024 concernant son nouveau Model Y, le constructeurs amĂ©ricain peine Ă  sĂ©duire en ce dĂ©but d’annĂ©e. Dernier problĂšme pour les acheteurs : la dĂ©prĂ©ciation de la valeur des vĂ©hicules Tesla Ă  la revente. Selon le Wall Street Journal, la valeur des Tesla d’occasion a ainsi diminuĂ© de 28,9% en moyenne en 2024. Enfin, le rapprochement politique d’Elon Musk et de Trump n’est pas du goĂ»t de tout le monde. Les positions de patron de Tesla pour des partis d’extrĂȘme droite, comme l’AfD en Allemagne, contribuent aussi Ă  ce que certains consommateurs ne soutiennent plus le constructeur automobile.

LES ÉTATS-UNIS ONT SIGNÉ UN ACCORD POUR EXPLOITER LES MINERAIS UKRAINIENS

TrĂšs concrĂštement, un fonds sera créé conjointement entre l’Ukraine et les Etats-Unis et dans lequel l’Ukraine devra y verser 50% des revenus gĂ©nĂ©rĂ©s par la monĂ©tisation des ressources naturelles, dont le pĂ©trole, le gaz et les infrastructures qui y sont liĂ©s. Les revenus de ce fonds seront rĂ©investis dans des projets en Ukraine. En revanche, la part dĂ©tenue par Washington et Kiev n’est pas dĂ©voilĂ©e. Donald Trump a expliquĂ© mardi soir qu’en Ă©change de cet accord : “l’Ukraine recevrait 350 milliards de dollars, beaucoup d’équipements militaires et le droit de continuer Ă  se battre”. Un premier accord avait Ă©tĂ© rejetĂ© par Volodymyr Zelensky la semaine derniĂšre. Les États-Unis devaient contrĂŽler Ă  100% un fonds consacrĂ© Ă  la reconstruction de l’Ukraine qui serait abondĂ© par Kiev Ă  50% grĂące aux revenus de l’extraction des minerais. Mais ces conditions ont Ă©tĂ© jugĂ©es inacceptables et refusĂ©es. Finalement les nĂ©gociations semblent avoir abouti Ă  cet accord, qui pourrait ĂȘtre signĂ© vendredi au cours d’une visite du prĂ©sident ukrainien aux États-Unis. L'Ukraine concentre Ă  elle seule quelque 5 % des ressources miniĂšres mondiales et le pays dispose d’importants gisements souterrains de minĂ©raux essentiels, notamment du lithium, du graphite, du cobalt, du titane et des terres rares comme le scandium. Des Ă©lĂ©ments qui  sont essentiels Ă  la production de smartphones, d'ordinateurs, d'Ă©quipements mĂ©dicaux et s’étendent mĂȘme au secteur aĂ©rospatial, des centrales nuclĂ©aires et aux batteries des voitures Ă©lectriques.

TRUMP ANNONCE L’APPLICATION DE 25% DE DROITS DE DOUANE CONTRE L’UNION EUROPÉENNE

“Soyons honnĂȘtes, l'Union europĂ©enne a Ă©tĂ© conçue pour emmerder les États-Unis. C'Ă©tait l'objectif et ils y sont parvenus”. C’est ce qu’a dĂ©clarĂ© Trump a l’occasion de la premiĂšre rĂ©union de son cabinet Ă  la Maison-Blanche Trump et  lorsque le sujet des droits de douane appliquĂ©s aux produits europĂ©ens a Ă©tĂ© Ă©voquĂ©, le chef de l’État a dĂ©clarĂ© : “Nous avons pris la dĂ©cision, et nous l’annoncerons prochainement, ce sera 25%” soit le niveau auquel les produits canadiens et mexicains devraient Ă©galement ĂȘtre taxĂ©s Ă  partir de dĂ©but avril. La veille, pourtant, Emmanuel Macron disait espĂ©rer avoir convaincu le prĂ©sident amĂ©ricain d’éviter de mettre en place des droits de douane supplĂ©mentaires sur les produits du Vieux Continent en insistant que ce “n’était pas le moment d’agir de la sorte Ă©tant donnĂ© l’urgence d’augmenter les dĂ©penses en matiĂšre de dĂ©fense”. De son cĂŽtĂ©, l’UE assure qu’elle rĂ©agira “fermement et immĂ©diatement”, ce Ă  quoi Trump a rĂ©agi en dĂ©clarant que les pays europĂ©ens pourraient ĂȘtre tentĂ©s par des mesures de reprĂ©sailles mais qu’”ils ne le feraient pas. Nous sommes la corne d’abondance, ce que tout le monde veut et ils peuvent tenter des reprĂ©sailles, mais ça ne marchera pas”. Donald Trump a rĂ©pĂ©tĂ© que le dĂ©ficit commercial amĂ©ricain vis-Ă -vis de l'Europe Ă©tait de “ 300 milliards de dollars “ en insistant sur le fait que l’UE “n’achĂštent pas nos voitures, nos produits agricoles, ils n’achĂštent quasiment rien, nous devons rectifier cela”. Des donnĂ©es que la Commission europĂ©enne conteste, l'estimant au contraire Ă  150 milliards d'euros (157 milliards de dollars) sur les biens uniquement. Mais seulement 50 milliards une fois pris en compte l'excĂ©dent commercial amĂ©ricain dans les services.

À PARTIR DU 1ER MARS LES FONCTIONNAIRES SERONT MOINS BIEN INDEMNISÉS EN CAS D’ARRÊTS MALADIE

ConcrĂštement, au lieu d’ĂȘtre indemnisĂ©s Ă  100% de leur salaire pendant les trois premiers mois, ils ne percevront plus que 90% de leur traitement. PassĂ© ce dĂ©lai, en revanche, les rĂšgles restent les mĂȘmes : un demi-traitement sera versĂ© pour les neuf mois suivants en cas d’arrĂȘt prolongĂ©. Si le Conseil commun de la fonction publique (CCFP) avait Ă©mis un avis dĂ©favorable sur le sujet, cela n’a pas suffit Ă  faire flĂ©chir le gouvernement. Cette mesure a un double enjeu pour le gouvernement : le premier est de lutter contre l’absentĂ©isme dans la fonction publique en incitants les agents Ă  limiter les absences de courte durĂ©e en rognant sur la fiche de paie car, selon l'Ă©dition 2024 du rapport annuel sur l'Ă©tat de la fonction publique, les fonctionnaires ont Ă©tĂ© absents en moyenne 14,5 jours en 2023 contre une moyenne de 11,7 jours pour les salariĂ©s du privĂ©. À titre d’exemple pour un fonctionnaire dont la rĂ©munĂ©ration est de 2000€, avec ce nouveau coup de rabot, Ă  partir du 1er mars, la perte nette de l’agent sera de 60€ pour un arrĂȘt de 10 jours et de 193€ pour un arrĂȘt de 30 jours par rapport au systĂšme actuel. Le deuxiĂšme enjeu qui dĂ©coule du premier est de rĂ©aliser 900 millions d’euros d’économies alors que les dĂ©penses liĂ©es aux indemnitĂ©s journaliĂšres ont plus que doublĂ© depuis 2017, atteignant un montant record de 17 milliards d’euros en 2024.


L’exploration Éco de la semaine

DeepSeek : l’IA chinoise qui se dĂ©ploie Ă  toute vitesse

Un modĂšle. Un dĂ©clic. Une adoption massive. En l’espace de quelques semaines, DeepSeek est passĂ© du statut de simple start-up Ă  celui de champion national de l’intelligence artificielle en Chine. lI serait aussi puissant que le modĂšle o1 d'OpenAI - lancĂ© Ă  la fin de l'annĂ©e derniĂšre - dans des tĂąches telles que les mathĂ©matiques et le codage. Comme o1, R1 est un modĂšle de “raisonnement”. Ces modĂšles produisent des rĂ©ponses de maniĂšre incrĂ©mentale, simulant la maniĂšre dont les humains raisonnent sur des problĂšmes ou des idĂ©es. Deepseek affirme avoir pu le faire Ă  moindre coĂ»t - les chercheurs Ă  l'origine de cette initiative affirment que sa formation a coĂ»tĂ© 6 millions de dollars (4,8 millions de livres sterling), une fraction des “plus de 100 millions de dollars” Ă©voquĂ©s par le patron d'OpenAI, Sam Altman, lorsqu'il a parlĂ© de GPT-4.

DeepSeek VS ChatGPT
Mahdi Ramadhan - Medium

Soutenu par Pékin, son modÚle R1 se répand à une vitesse fulgurante dans les hÎpitaux, les entreprises publiques et les administrations locales.

Tout a commencĂ© fin janvier, lorsque DeepSeek a dĂ©voilĂ© son grand modĂšle de langage. La technologie a immĂ©diatement attirĂ© l’attention, mais personne n’anticipait une adoption aussi rapide. En un temps record, toutes les grandes plateformes cloud chinoises l’intĂšgrent. Les constructeurs automobiles suivent, puis les gouvernements locaux, puis les hĂŽpitaux. MĂȘme les institutions les plus conservatrices s’y mettent. “Le Parti soutient l’IA depuis longtemps, mais DeepSeek a changĂ© la donne”, confie un expert du secteur au Financial Times.

Pourquoi un tel engouement ? D’abord, son coĂ»t d’accĂšs. Contrairement Ă  d’autres modĂšles amĂ©ricains, DeepSeek R1 est open source et peu gourmand en ressources. Les entreprises peuvent l’intĂ©grer facilement, sans avoir Ă  investir dans des infrastructures coĂ»teuses. Ensuite, l’adhĂ©sion politique. L’État chinois pousse activement l’adoption de DeepSeek, et les entreprises publiques suivent la tendance.

Les premiers cas d’usage apparaissent dĂ©jĂ . Dans les hĂŽpitaux de Jilin et Jinxin, DeepSeek gĂ©nĂšre des plans de traitement et assiste les patientes dans le suivi de leur fertilitĂ©. À Hubei, il tranche les dĂ©saccords entre mĂ©decins. À Chengdu et Wuhan, il guide les patients vers la bonne salle de consultation. MĂȘme les administrations s’y mettent : Ă  Jinan et Hangzhou, des chatbots permettent aux citoyens de poser des questions sur leurs impĂŽts, leurs certificats de naissance ou la collecte des dĂ©chets.

Mais derriĂšre l’emballement, certains restent sceptiques. “C’est encore trop tĂŽt pour dire si DeepSeek peut rĂ©ellement rĂ©volutionner la mĂ©decine”, tempĂšre un mĂ©decin de Zhejiang. Les modĂšles d’IA nĂ©cessitent des donnĂ©es massives et des annĂ©es d’apprentissage avant d’ĂȘtre fiables pour des dĂ©cisions complexes. Pour l’instant, l’usage reste limitĂ© Ă  des tĂąches d’assistance et de simplification administrative. D’autres dĂ©noncent des effets d’annonce : certaines entreprises profitent du buzz DeepSeek pour sĂ©duire les investisseurs, sans rĂ©ellement implĂ©menter la technologie.

Quoi qu’il en soit, PĂ©kin continue d’alimenter la dynamique. Liang Wenfeng, le fondateur de DeepSeek, a Ă©tĂ© invitĂ© Ă  une rĂ©union au sommet avec Xi Jinping, aux cĂŽtĂ©s des patrons de Huawei, Alibaba et BYD. Un signal fort. Tencent a dĂ©jĂ  intĂ©grĂ© DeepSeek dans la recherche WeChat. Sinopec, PetroChina et China Southern Power Grid l’adoptent dans leurs process industriels. Et pendant que DeepSeek s’impose, un autre secteur en profite : les fournisseurs de cloud. Alibaba Cloud, Huawei Cloud et Tencent Cloud enregistrent une hausse des demandes, car les entreprises ont besoin d’infrastructures solides pour faire tourner ces modĂšles.

Mais le modĂšle de raisonnement dĂ©veloppĂ© par la start-up chinoise DeepSeek, s’est retrouvĂ© au cƓur d’un bras de fer gĂ©opolitique. SĂ©curitĂ© nationale, espionnage, collecte de donnĂ©es : plusieurs pays tirent la sonnette d’alarme et bannissent son usage.

La montée fulgurante de DeepSeek
 et son premier mur

Depuis son lancement, DeepSeek a explosĂ© en popularitĂ©. En CorĂ©e du Sud, plus d’un million d’utilisateurs hebdomadaires dĂšs ses dĂ©buts. Aux États-Unis, des tests menĂ©s par des agences privĂ©es. En Europe, un intĂ©rĂȘt grandissant pour ses capacitĂ©s. Mais ce succĂšs fulgurant s’accompagne d’une vague de restrictions. Des Ă©tudes soulignent des failles de cybersĂ©curitĂ© et la possibilitĂ© que l’IA gĂ©nĂšre du contenu biaisĂ©. RĂ©sultat : en quelques semaines, plusieurs gouvernements prennent des mesures drastiques.

La Corée du Sud : premier coup de frein

Le 15 fĂ©vrier, la CorĂ©e du Sud suspend temporairement les nouveaux tĂ©lĂ©chargements de DeepSeek. L’organisme de surveillance des donnĂ©es personnelles exige des “amĂ©liorations et correctifs” avant toute rĂ©introduction. Par prĂ©caution, le ministĂšre du Commerce interdit Ă  ses employĂ©s d’utiliser DeepSeek sur leurs appareils professionnels, citant des prĂ©occupations liĂ©es Ă  la sĂ©curitĂ© des donnĂ©es.

TaĂŻwan : l’enjeu gĂ©opolitique

La position de TaĂŻwan est plus tranchĂ©e. Le pays interdit l’usage de DeepSeek par les agences gouvernementales et les infrastructures critiques. La raison ? DeepSeek est une entreprise chinoise, et la loi chinoise oblige ses entreprises Ă  partager des donnĂ©es avec PĂ©kin en cas de demande. Un risque jugĂ© inacceptable par Taipei, qui voit dans cette IA un potentiel outil de surveillance.

Les États-Unis : interdictions ciblĂ©es

Pas encore de bannissement national, mais des mesures locales. Le Texas a Ă©tĂ© le premier État amĂ©ricain Ă  interdire DeepSeek sur les appareils gouvernementaux. Greg Abbott, gouverneur rĂ©publicain, justifie cette dĂ©cision par la nĂ©cessitĂ© de “protĂ©ger les infrastructures critiques” contre l’influence du Parti communiste chinois.

MĂȘme approche du cĂŽtĂ© de l’armĂ©e. La marine amĂ©ricaine interdit Ă  ses membres d’utiliser DeepSeek, y compris Ă  titre personnel. La NASA emboĂźte le pas : blocage total de l’application sur ses systĂšmes et interdiction de son utilisation par les employĂ©s.

L’Europe serre la vis

L’Italie est le premier pays Ă  interdire officiellement DeepSeek le 30 janvier. Le rĂ©gulateur de la protection des donnĂ©es bloque l’entreprise chinoise, l’accusant de ne pas respecter les lois europĂ©ennes sur le traitement des donnĂ©es personnelles. La France, la Belgique et l’Irlande, elles, enquĂȘtent encore. L’objectif : comprendre comment DeepSeek gĂšre et stocke les informations de ses utilisateurs.

L’Australie durcit le ton

Mardi 4 fĂ©vrier, c’est au tour de l’Australie d’interdire DeepSeek sur les appareils gouvernementaux. Tony Burke, ministre de l’IntĂ©rieur, justifie la dĂ©cision non pas par l’origine chinoise de l’entreprise, mais par des “risques potentiels pour la sĂ©curitĂ© nationale”. Un signal fort qui pourrait inspirer d’autres nations Ă  suivre la mĂȘme voie.

Une enquĂȘte mondiale sur DeepSeek

L’étau se resserre. Outre l’Europe, la CorĂ©e du Sud a Ă©galement annoncĂ© qu’elle examinerait les pratiques de DeepSeek en matiĂšre de gestion des donnĂ©es. La question clĂ© : cette IA transmet-elle des informations sensibles aux autoritĂ©s chinoises ? Une enquĂȘte Ă  suivre de prĂšs.

DeepSeek, prochaine cible des régulateurs ?

Pour l’instant, DeepSeek continue de croĂźtre en popularitĂ©. Mais face aux interdictions qui s’accumulent et aux enquĂȘtes en cours, l’IA chinoise pourrait rapidement devenir la prochaine cible des rĂ©gulateurs internationaux. Un scĂ©nario qui rappelle les dĂ©boires de TikTok et Huawei.


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Merci d'avoir pris le temps de lire cet article. À la semaine prochaine !

Laurent - Cosmos Finance

Économix

Par Laurent Cosmos Finance

L’économie pour tous. Vraiment pour tous.

Je m’appelle Laurent, fondateur de Cosmos Finance, et depuis 2022, je me suis donnĂ© une mission : rendre l’économie intelligible, utile et accessible Ă  chacun.

Sur TikTok et Instagram, mais aussi dans ma newsletter, je vulgarise l’actualitĂ© Ă©conomique, les grands concepts financiers et les stratĂ©gies concrĂštes qui permettent de mieux comprendre le monde qui nous entoure. Parce que l’économie n’est pas qu’une affaire d’experts : c’est ce qui dĂ©termine le prix de ton logement, ton pouvoir d’achat, la stabilitĂ© de ton job ou la rentabilitĂ© de ton Ă©pargne.

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