Voici ce que j’ai pour vous cette semaine :
CHÔMAGE : TRAVAILLER PLUS LONGTEMPS POUR AVOIR MOINS DE DROITS
Les nouvelles mesures de la réforme de l’assurance-chômage ont été annoncées par Gabriel Attal. Pour commencer, à partir du 1 er décembre, la durée maximale d'indemnisation sera réduite de 18 à 15 mois pour les moins de 57 ans “dans les conditions actuelles”, c'est-à -dire si le taux de chômage continue à évoluer dans une fourchette comprise entre 6,5% et 9% de la population active. En revanche, en vertu du principe de «contracyclicité», qui s'applique depuis février 2023, cette modulation sera renforcée si le taux de chômage descend en dessous de 6,5%, ce qui permettrait de dégager de l'ordre de 3 milliards d'euros d'économies supplémentaires. Très concrètement, la durée d'indemnisation des chômeurs de moins de 57 ans serait alors réduite de 40%, passant à 12 mois maximum. Par ailleurs, pour ouvrir des droits à l’assurance chômage, actuellement, il faut avoir travaillé 6 mois au cours des 24 derniers mois, qui constituent la période de référence d'affiliation. À partir du 1er décembre, il faudra avoir travaillé 8 mois sur une période de référence de 20 mois seulement. Plus globalement, selon le ministère du Travail, le gouvernement attend de la réforme 3,6 milliards d’euros d’économies et projette une augmentation “de 90 000 le nombre de personnes en emploi”. Le décret de l’assurance chômage sera publié le 1er juillet mais il n’entrera en vigueur qu’au 1er décembre.
LE FAST-FOOD NE S’EST JAMAIS AUSSI BIEN PORTÉ EN FRANCE
Pour la 1ère fois, le chiffre d’affaires du secteur a dépassé les 20 milliards d’euros en 2023, soit une augmentation de 8% par rapport à 2022 et de 30% par rapport à 2019. Comme le révèle l’étude menée par Food Service Vision, ce chiffre d’affaires record s’explique principalement par une hausse du ticket moyen payé par les consommateurs à cause de l’envolée de l’inflation ces 2 dernières années, mais aussi par l’augmentation du nombre de points de vente, ce qui permet de mieux couvrir le territoire. Il n’y a jamais eu autant de restaurants rapides dans le pays : 52.500 au total en 2023 - contre 13.000 il y a 20 ans selon une étude du cabinet spécialisé CHD Expert-Datassential. Alors que de son côté, la restauration à table a perdu 217 restaurants en 4 ans, soit une baisse de 6% du parc. Par type de restauration, c'est le hamburger qui arrive sur la première marche du podium (8,7 milliards de chiffre d'affaires en 2023), suivi du sandwich (1,4 milliard), du grill (1 milliard), du poulet frit (958 millions) et de la pizza (777 millions). Certains segments comme les donuts font une entrée fracassante - avec un chiffre d'affaires multiplié par trois par rapport à 2022. Les tacos ont également vu leur chiffre d'affaires bondir de 26%, à 434 millions d'euros.
LA DÉGRINGOLADE DES PRIX DE L’IMMOBILIER CONTINUE
C’est ce que nous apprend une étude publiée par L’INSEE et les Notaires de France ce mardi. Dans les chiffres, sur 1 an, les prix des logements anciens en France ont reculé pour le troisième trimestre consécutif, avec une baisse de 5,2 %, et une baisse de 1,6% rien que sur le 1er trimestre 2024. La hausse des prix, continue depuis fin 2015, marque ainsi un net coup de frein depuis la mi-2022. Les grandes villes sont particulièrement affectées : Paris enregistre une baisse de 4,8 % sur un an, les 10 plus grandes villes de province de 2,6 %, avec des baisses significatives à Lyon (-7,1 %), Nantes (-7,8 %) et Bordeaux (-5,0 %). De son côté, Nice fait exception avec une hausse de 3,9 %. Par ailleurs, le nombre de transactions réalisées au cours des 12 derniers mois continue aussi de chuter à 822 000 fin mars 2024. Pour le reste de l’année 2024, les prévisions de la Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM) tablent sur 800 000 ventes sur 12 mois, soit encore une baisse de 8 % sur l’année. Selon la FNAIM, la véritable reprise n’est « pas impossible en 2025 » mais semble exclue dans les prochains mois de 2024. Les notaires semblent plus optimistes quant à un éventuel redressement du marché d’ici la fin de l’année. Ils envisagent ainsi une reprise progressive à mesure que la Banque centrale européenne (BCE) assouplira ses politiques monétaire, notamment en anticipant une éventuelle baisse des taux directeurs dès le mois de juin, ce qui pourrait au bout du compte stimuler le marché immobilier.
SPOTIFY : LES FRANÇAIS VONT PAYER L’ABONNEMENT LE PLUS CHER D’EUROPE
La plateforme de streaming augmente l’ensemble de ses abonnements en passant le forfait mensuel Premium de 10,99 euros à 11,12 euros, l’abonnement famille augmente de 22 centimes à 18,21 euros et le forfait étudiant de 7 centimes à 6,06 euros. Les utilisateurs français paieront le tarif le plus élevé de l’Union européenne, puisqu’il ne bouge pas dans les autres pays. Cette hausse du prix en France s’explique par la décision d’imposer une « taxe streaming » dans le cadre du budget 2024, destinée à financer le Centre national de la musique. Cette instance a été créée en 2020 pour soutenir la filière musicale française à l’instar du CNC pour le cinéma. Les plateformes comme Spotify sont taxées à hauteur de 1,2 % de leur chiffre d’affaires en France. Et Spotify ne peut pas absorber cette taxe sans la répercuter sur les utilisateurs. Malgré ses 236 millions d’utilisateurs payants au niveau mondial, la plateforme a affiché une nouvelle perte globale de 532 millions d’euros l’an dernier. Elle n’a encore jamais réussi à être rentable sur une année entière depuis sa création. Pour réaliser des économies, Spotify France a également annoncé l’an dernier qu’elle arrêtait le soutien aux festivals des Francofolies et du Printemps de Bourges et coupait aussi dans certains budgets marketing.
LA DETTE PUBLIQUE PAR HABTIANT : STRATOSPHÉRIQUE
La dette publique divisée par le nombre de français a progressé de 124,5% en 16 ans. Plus concrètement, la dette publique de la France représente 45 510 euros de dette par français en 2023. Si l’on compare cette augmentation au PIB en valeur par habitant, qui a progressé de 35,4% entre 2007 et 2023 pour atteindre 42 530 euros entre 2007 et 2023, au bout du compte la dette publique par habitant augmente 3,6 fois plus que le PIB par habitant. Maintenant, si on regarde ce qu’il se passe en Allemagne, on peut voir une situation tout à fait différente. Alors que la dette publique/habitant a progressé de 58,3% entre 2007 et 2023, soit 31 300 euros de dette par habitant, dans un même temps le PIB en valeur par habitant à progressé de 58% pour atteindre 48 750 euros par habitant. Autrement dit, alors que la dette publique/habitant de l’Allemagne est inférieure de 14 210 euros à celle observée en France, son PIB en valeur par habitant y est supérieur de 6 220 euros. Pour finir sur une note positive, Christine Lagarde, Présidente de la banque centrale européenne, a estimé qu’il y a «de fortes chances» pour que la BCE commence ses baisses de taux de 0,25 point lors de sa prochaine réunion, le 6 juin après que les taux se sont envolés entre 2022 et 2023 pour lutter contre l’inflation.
L’exploration Éco de la semaine
Le jus d’orange sous haute pression
Les prix du jus d'orange ont grimpé jusqu'à des niveaux records, poussés par le mauvais temps et les maladies au Brésil, le plus grand exportateur mondial, incitant les fabricants à étudier s'ils pouvaient utiliser des mandarines à la place pour fabriquer cette boisson.
Les contrats à terme sur le jus d'orange – qui permettent aux acteurs du secteur de se prémunir contre les fluctuations des prix – sont en plein essor depuis fin 2022 lorsqu'un ouragan, puis une vague de froid, ont dévasté des hectares d'orangeraies en Floride, la principale région productrice des États-Unis, le deuxième producteur mondial. Mais la reprise s'est fortement accélérée ce mois-ci alors que la perspective d'une récolte lamentable au Brésil a semé la panique sur le marché.
Les contrats à terme sur le jus d'orange concentré, négociés sur l'Intercontinental Exchange de New York, ont atteint 4,92 dollars la livre mardi, soit presque le double du prix d'il y a un an.
Cours du contrat Ă terme sur le jus d'orange Ă New York
Vers une hausse des prix du jus d’orange
Normalement, les fabricants peuvent surmonter les différences de saveurs d’une saison à l’autre en mélangeant les stocks de jus d’orange congelé – qui a une durée de vie de deux ans – de la saison précédente avec la nouvelle récolte. Mais trois années consécutives de diminution de l’offre ont épuisé les stocks.
La pénurie actuelle d'approvisionnement remonte à 20 ans, lorsque le verdissement des agrumes – une maladie incurable propagée par des insectes psylles suceurs de sève qui rendent les fruits de l'arbre amers avant de les tuer complètement – ​​a été détecté pour la première fois aux États-Unis. En 2008, il s'était répandu dans toute la Floride, qui représentait historiquement plus de 80% des approvisionnements américains. Il y a vingt ans, la Floride produisait environ 240 millions de boîtes de jus d'orange par an, selon Cools, Président de l'Association internationale des jus de fruits et légumes (IFU) . Aujourd’hui, exacerbé par le changement climatique, ce chiffre n’est plus que de 17 millions.
Le Brésil est intervenu pour combler le déficit, mais aujourd'hui, la puissance agricole sud-américaine commence également à vaciller. Cette année, la production a chuté d'un quart à 232 millions de caisses d'oranges, selon les estimations de Fundecitrus, l'organisation des producteurs d'agrumes.
Pour Kees Cools, président de l'Association internationale des jus de fruits et légumes (IFU), la solution à long terme à la pénurie d'oranges pourrait consister à fabriquer du jus d'orange à partir de mandarines, dont les arbres sont plus résistants au changement climatique dans les régions de culture.
L’industrie expérimente déjà . Au Japon, qui importe normalement 90% de son jus d'orange, principalement de fruits cultivés au Brésil, la crise de l'offre a été exacerbée par la faiblesse du yen, faisant encore grimper les coûts d'importation. Seven & i Holdings, propriétaire de la chaîne de supermarchés 7-Eleven, s'est tourné vers l'approvisionnement national en mandarines en lançant un produit à base de mandarine et de jus d'orange.
Les dirigeants de l’industrie affirment donc que les consommateurs en ressentiront probablement l’impact pendant des années. De nombreux fabricants répercutent déjà la hausse des coûts sur leurs clients.
Tous Épargnants
Période fiscale - dernière ligne droite
Tout comme Paris qui se prépare pour cet été, c'est la dernière ligne droite pour déclarer vos revenus.
Mais en tant qu'athlètes de la fiscalité et comme tout grand athlète, ce moment galvanisant où tout se joue, ce moment pour lequel vous vous êtes préparés toute l'année, ne vous effraie pas.
Et si vous avez besoin d'un petit coup de pouce de vos coachs, (ici les conseillers CORUM L'Épargne), ils sont là pour vous donner l'élan nécessaire afin de triompher de cette fameuse dernière ligne droite.
Car lorsqu'on est client chez CORUM L'Épargne, vous pouvez compter sur notre disponibilité, mais aussi sur des vidéos et documents personnalisés d'aide à la déclaration des revenus issus de votre épargne CORUM.
Alors prenez une pause, inspirez un grand coup, visualisez la ligne d'arrivée et laissez-vous guider.
Le Graph’ de la semaine
Inquiétudes financières futures en fonction de la réponse de répondants de différents pays
À propos : CORUM L’Épargne s’engage pour une épargne transparente et accessible, en recherche de performance. Cet engagement a permis depuis 2011 à plus de 120 000 nouveaux épargnants de placer près de 8 milliards d’euros dans nos produits d’épargne maison : épargne immobilière (SCPI – sociétés civiles de placement immobilier) et financement d’entreprises (obligations).
Le Groupe a également créé sa propre compagnie d’assurance en 2020 et propose depuis un contrat d’assurance vie, un contrat de capitalisation et un plan d’épargne retraite (PER), accessibles au plus grand nombre.
