On parle de la flambée boursière de Micron, de la Luce chez Ferrari, de Bercy qui consulte des économistes, de Macron qui veut accélérer sur l’électrification et de Starlink qui s’invite dans les avions.
Micron Technology vient de franchir un cap historique à Wall Street. Le plus grand fabricant américain de puces mémoire a bondi de près de 18%, autour de 885 dollars, propulsant sa capitalisation boursière au-dessus des 1 000 milliards de dollars pour la première fois.
Le catalyseur du jour vient notamment d’UBS. La banque suisse a relevé son objectif de cours sur Micron de 535 à 1 625 dollars, soit le niveau le plus élevé parmi les analystes qui suivent le titre.
Depuis deux ans, Nvidia capte l’essentiel de l’attention grâce à ses GPU, ces processeurs qui entraînent et font tourner les modèles d’IA. Mais derrière chaque GPU, il faut une quantité gigantesque de mémoire pour stocker, déplacer et traiter les données. C’est là que Micron devient indispensable.
DRAM, NAND, HBM : ces mémoires sont au cœur des data centers, des serveurs et des accélérateurs IA. Sans elles, impossible de faire circuler les données assez vite pour alimenter les modèles les plus puissants.
Micron affiche plus de 210% de hausse depuis le début de l’année, après une progression de près de 240% en 2025. En quelques mois, le titre est passé du statut de valeur cyclique des semi-conducteurs à celui de grand gagnant américain de l’IA.
Avec cette envolée, Micron devient la 13e entreprise mondiale à dépasser les 1 000 milliards de dollars de valorisation, aux côtés de Nvidia, Alphabet, Apple, Microsoft, Amazon, TSMC, Broadcom, Saudi Aramco, Tesla, Meta, Samsung et Berkshire Hathaway.
Le constructeur de Maranello a dévoilé son premier modèle 100% électrique, baptisé Luce. Un tournant historique pour une marque dont l’identité s’est toujours construite autour du rugissement des moteurs thermiques, des V8 et des V12.
Dessinée par Jony Ive, l’ancien chef du design d’Apple, la Ferrari Luce revendique 1 113 chevaux, un 0 à 100 km/h en 2,5 secondes et une vitesse de pointe de 310 km/h. Le tout malgré un poids colossal de 2,26 tonnes, soit presque deux fois celui d’une Twingo. Son autonomie atteint 530 kilomètres, grâce à une batterie de 112 kWh. Pour la première fois, une Ferrari pourra accueillir 5 passagers, avec un positionnement plus grand tourisme que puriste. Le prix dépasserait les 500 000 euros, avec des premières livraisons européennes attendues en octobre 2026.
Ferrari avance dans un marché électrique beaucoup plus complexe qu’il y a quelques années. La flambée du carburant peut renforcer l’intérêt pour l’électrique, mais les acheteurs restent freinés par les prix, le manque d’infrastructures et le temps de recharge. Même Ferrari a revu sa copie : en 2022, la marque visait 40% d’électriques, 40% d’hybrides et 20% de thermiques en 2030. Désormais, ce serait plutôt 20% d’électriques, 40% d’hybrides et 40% de thermiques.
Ferrari doit occuper le terrain face aux nouveaux acteurs, notamment chinois, comme BYD et sa supercar Yangwang U9. Mais elle doit aussi rassurer ses clients historiques, attachés à l’expérience mécanique, au son, à la rareté et à la tradition du Cheval Cabré.
Le marché, lui, reste prudent. L’action Ferrari a chuté de près de 40% depuis son point haut de début 2025, les investisseurs s’inquiétant du coût de la R&D, d’un marché électrique encore immature et du risque de diluer l’identité de la marque.
Alors que le déficit public pourrait atteindre 5% du PIB fin 2026, Bercy missionne quatre économistes pour analyser l’évolution des comptes publics jusqu’en 2030 et proposer des scénarios de redressement.
Avec l’appui de l’Inspection générale des Finances, Xavier Jaravel, Xavier Ragot, Jean-Luc Tavernier et Natacha Valla devront établir une trajectoire des recettes et des dépenses publiques entre 2027 et 2030. Leur rapport sera rendu public en juillet, avant les débats parlementaires sur le budget.
Certaines charges vont augmenter presque automatiquement : les retraites et la protection sociale avec le vieillissement démographique, le budget des Armées, les investissements dans le nucléaire ou encore les engagements déjà pris par l’État. Autrement dit, même sans nouvelle dépense spectaculaire, les comptes publics restent sous pression.
la France doit toujours ramener son déficit vers 3% du PIB, un objectif officiellement prévu à horizon 2029. Mais le FMI juge déjà cette trajectoire très difficile à tenir sans efforts supplémentaires. En l’absence de nouvelles mesures, l’institution estime même que le déficit pourrait atteindre 6,1% du PIB en 2030.
Les quatre experts ne devront pas écrire un programme complet de mesures, mais proposer comment répartir l’ajustement entre les trois grands blocs de la dépense publique : l’État, la Sécurité sociale et les collectivités locales. Bercy leur demande de chiffrer ces efforts non seulement en pourcentage du PIB, mais aussi en milliards d’euros, pour rendre le débat plus concret.
Pour investir en Bourse, vaut-il mieux choisir le Plan d’Epargne en Actions (PEA) ou Compte-Titres Ordinaire (CTO) ? On fait le point.
Le PEA est surtout pensé pour investir en Bourse sur le long terme avec un avantage fiscal au bout de 5 ans. Après 5 ans, les gains et dividendes sont exonérés d’impôt sur le revenu. Il reste toutefois les prélèvements sociaux, désormais à 18,6%. En revanche, l’univers d’investissement est limité : actions européennes et certains ETF éligibles.
Le CTO, lui, offre beaucoup plus de liberté. Il permet d’investir dans des actions mondiales, des ETF, des obligations ou encore des produits plus spécifiques. Mais fiscalement, il est moins avantageux : les gains et dividendes sont imposés lorsqu’ils sont réalisés ou perçus. En 2026, cela signifie une flat tax de 31,4 % dans la plupart des cas.
Les différences sous forme de tableau 👇
Que ce soit pour le PEA ou le CTO, pour investir en Bourse, une question revient souvent : quel courtier choisir ? Entre néobanques, apps et plateformes d’investissement, l’offre s’est multipliée… mais toutes ne se valent pas. Personnellement, j’utilise XTB.
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Emmanuel Macron veut accélérer l’électrification de la France. Réuni à l’Élysée avec “l’équipe de France de l’électricité”, le président a appelé à une mobilisation collective pour faire du passage à l’électrique un réflexe plus simple, plus concret et plus attractif pour les ménages comme pour les entreprises.
Pour Emmanuel Macron, l’électrification est bonne pour le pouvoir d’achat, la compétitivité et l’indépendance énergétique du pays. Autrement dit : moins de pétrole importé, moins d’exposition aux crises géopolitiques, plus de production française, et une facture énergétique potentiellement plus maîtrisée à long terme.
Le président a annoncé que Stellantis allait investir plus de 1 milliard d’euros sur son site de Mulhouse pour produire, à partir de 2029, une nouvelle génération de véhicules électriques. Un signal important pour un secteur automobile européen sous pression, entre concurrence chinoise, transition énergétique et incertitudes sur la demande.
Les opérateurs de recharge se sont engagés à déployer 240 000 installations, dont 60 000 points de recharge rapide et ultra-rapide. Electra prévoit d’investir 300 millions d’euros d’ici 2030 pour installer 1 000 nouveaux points de charge ultra-rapides par an, tandis que Lidl France investira 13,5 millions d’euros en 2026 dans de nouvelles bornes.
American Airlines veut faire entrer le Wi-Fi en vol dans une nouvelle ère. La compagnie américaine va déployer Starlink, le service internet par satellite de SpaceX, sur plus de 500 avions monocouloirs à partir du premier trimestre 2027. Objectif : offrir aux passagers une connexion rapide, stable et proche de celle qu’ils utilisent chez eux.
Le déploiement concernera notamment les Airbus A321XLR et A321neo de la flotte. Grâce à sa constellation de satellites en orbite basse, Starlink promet un internet haut débit à faible latence, capable de supporter le streaming, les jeux en ligne, les outils collaboratifs en temps réel et une connectivité continue pendant le vol.
endant longtemps, le Wi-Fi en avion a été lent, instable et souvent frustrant. Avec Starlink, American Airlines veut transformer cette faiblesse en argument commercial. La compagnie promet une connexion suffisamment performante pour travailler, regarder des vidéos, jouer ou communiquer sans rupture majeure pendant le trajet.
La Bourse de Milan vient de franchir un cap historique. L’indice FTSE MIB dépasse enfin son précédent record établi il y a 26 ans. L’Italie était le dernier grand marché européen à ne pas avoir encore effacé ses anciens sommets.
Depuis le début de l’année, la Bourse italienne affiche déjà +11%, après trois années consécutives de hausse. Longtemps perçue comme un marché à la traîne en Europe, Milan revient désormais dans la course, portée par un mélange de technologie, d’énergie et de valeurs industrielles.
L’Italie peut dire merci à STMicroelectronics. Le titre s’envole de +156% depuis le 1er janvier, dopé par l’essor mondial de la photonique. Cette technologie, qui utilise la lumière pour transmettre les données, devient stratégique avec le développement des infrastructures d’intelligence artificielle. Plus les data centers grossissent, plus ils ont besoin de composants capables de faire circuler l’information rapidement et efficacement.
Les valeurs énergétiques portent aussi l’indice, avec Saipem en hausse de 73% et Eni de 41%, dopées par la flambée des prix du pétrole et du gaz. Dans un contexte de tensions au Moyen-Orient, l’énergie redevient un moteur majeur de performance boursière.
Cours FTSE MIB
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