Voici ce que jâai pour vous cette semaine :
SOINS MĂDICAUX : PAYER EN FONCTION DE SES REVENUS ?
Câest une proposition de loi dĂ©posĂ©e par Jean-Carles Grelier, dĂ©putĂ© du groupe Renaissance. ConcrĂštement, avec cette idĂ©e, les patients paieraient leurs consultations mĂ©dicales ou mĂ©dicaments Ă hauteur dâun pourcentage de leur revenu annuel, fixĂ© chaque annĂ©e par le Parlement dans la loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale. Ainsi, les plus modestes paieraient leurs soins moins cher que les plus aisĂ©s lĂ oĂč, actuellement, ils sont remboursĂ©s de la mĂȘme maniĂšre par lâAssurance maladie. Autrement dit, si vous avez des revenus confortables, vous pourriez payer plus cher vos soins quâaujourdâhui. A lâheure actuelle en effet, le principe de base veut que chacun cotise selon ses moyens et bĂ©nĂ©ficie des soins au mĂȘme prix. âOr 10% des Français les plus prĂ©caires ont un reste Ă charge (aprĂšs SĂ©cu et mutuelles) 4 fois supĂ©rieur aux 10% les plus aisĂ©sâ selon le dĂ©putĂ©. Une piste qui rĂ©duirait non seulement les dĂ©penses de santĂ© des plus modestes mais qui gĂ©nĂ©rerait â5 milliards dâeuros dâĂ©conomies en annĂ©e pleineâ, avance Jean-Carles Grelier. Reste Ă savoir si la mesure convaincra les parlementaires et le gouvernement.
FRANCE : LâINVESTISSEMENT IMMOBILIER RECULE
Les donnĂ©es publiĂ©es par la Banque de France ce lundi montrent que le montant total des nouveaux crĂ©dits immobiliers en France continue de dĂ©gringoler. Dans les chiffres, les montants totaux des nouveaux crĂ©dits ont atteint 6,7 milliards dâeuros en mars, soit le plus bas niveau depuis 2014. Alors que les taux dâemprunt ont diminuĂ© de 0,50 point en moyenne depuis le dĂ©but de lâannĂ©e, en passant sous la barre des 4%, rien y fait, les candidats Ă lâachat dâune propriĂ©tĂ© ne se bousculent pas au portillon. Le frein principal, partagĂ© par l'ensemble des acteurs du marchĂ©, est naturellement un prix de l'immobilier toujours trop Ă©levĂ© vis-Ă -vis des taux pratiquĂ©s. Dans ce cadre, la chute des prix de lâimmobilier devrait sâaccĂ©lĂ©rer en 2024. Câest ce que nous apprend la FĂ©dĂ©ration nationale de lâimmobilier (Fnaim), avec une baisse moyenne des prix en France devrait atteindre 8% cette annĂ©e. Du cĂŽtĂ© des crĂ©dits, les courtiers sâattendent en fin dâannĂ©e 2024, Ă des taux qui graviteront autour des 3,30%. Pour les acquĂ©reurs les plus patients, le ciel pourrait donc bien sâĂ©claircir dans les prochains mois.
GUYANA : PLUS FORTE CROISSANCE ĂCONOMIQUE JUSQUâEN 2029
Avec une croissance Ă©conomique de 62% en 2022 et de 38% en 2023 : LâĂ©conomie du Guyana a dĂ©jĂ doublĂ© en 2 ans, pour atteindre un PIB avoisinant les 16 milliards de dollars. Câest le 3Ăšme plus petit pays d'AmĂ©rique du Sud en termes de superficie, et pourtant sa croissance devrait continuer de croĂźtre de 19,8% par an entre 2024 et 2029 selon les projections du Fonds monĂ©taire international (FMI). Cela sâexplique par la dĂ©couverte de plusieurs gisements pĂ©troliers dâune capacitĂ© totale d'environ 10 milliards de barils au large des cĂŽtes guyanaises en 2015 par la compagnie pĂ©troliĂšre ExxonMobil. Dâici 2028, le Guyana, peuplĂ© de seulement 800 000 habitants, devrait avoir la production de pĂ©trole brut par habitant la plus Ă©levĂ©e du monde, dĂ©passant pour la premiĂšre fois le KoweĂŻt. Au final, Le pĂ©trole brut reprĂ©sente 87 % des exportations du pays, l'or est le deuxiĂšme produit exportĂ© (8 %), suivi principalement du riz et de la bauxite.
LES ENGAGEMENTS DE LA CHINE ENVERS LA FRANCE
Le prĂ©sident chinois Xi Jinping Ă©tait en visite dâĂtat en France cette semaine, et plusieurs annonces ont Ă©tĂ© faites sur le plan Ă©conomique. PremiĂšre victoire pour les bourguignons, les exportateurs de la rĂ©gion verront leurs appellations reconnues et protĂ©gĂ©es en Chine ce qui Ă©vite que ces produits soient enregistrĂ©s comme marques chinoises. Pour rappel, la Chine continentale et Hong Kong absorbent 12 % des exportations de bourgogne. Le dossier porcin a lui aussi trouvĂ© une fin heureuse aprĂšs deux ans de discussions. 25 abattoirs vont pouvoir exporter des estomacs et des intestins de porc, ce qui Ă©tait impossible jusque-lĂ . La filiĂšre s'attend Ă ce que le commerce de viande de porc avec la Chine progresse de 10 % Ă 260 millions d'euros. Sur le sujet du cognac, PĂ©kin sâest engagĂ© Ă ne pas le taxer dans l'immĂ©diat, malgrĂ© le lancement en janvier dâune enquĂȘte sur les exportations d'eaux-de-vie europĂ©ennes, trĂšs majoritairement composĂ©es de cognac, pour dumping supposĂ©. Plus globalement, la France est le premier exportateur agroalimentaire europĂ©en en Chine. Les exportations françaises de produits agricoles et agroalimentaires en Chine ont atteint 3,8 milliards d'euros en 2023, tandis que les importations s'Ă©levaient Ă 733 millions d'euros, dĂ©gageant un solde excĂ©dentaire de 3 milliards d'euros, selon les chiffres des douanes.
LâUE VA UTILISER LES ACTIFS RUSSES GELĂS POUR FINANCER LâUKRAINE
Câest prĂšs de 190 milliards dâeuros dâactifs de la Banque centrale russe qui sont immobilisĂ©s dans la sociĂ©tĂ© belge Euroclear. Lâaccord conclu ce mercredi par les 27 ambassadeurs du bloc cible uniquement les bĂ©nĂ©fices rĂ©alisĂ©s par les actifs russes gelĂ©s en Europe depuis lâinvasion en Ukraine en 2022. LâidĂ©e est dâutiliser les bĂ©nĂ©fices que gĂ©nĂšrent ces 190 milliards dâeuros pour financer lâUkraine. La Commission europĂ©enne sâattend Ă ce que ce soit environ 3 milliards dâeuros par an qui soient gĂ©nĂ©rĂ©s avec ces 190 milliards dâeuros. Il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© que sur les bĂ©nĂ©fices gĂ©nĂ©rĂ©s tous les ans, 90% seraient utilisĂ©s pour acheter des armes et du matĂ©riel militaire pour les forces de Kiev, tandis que les 10% restants seraient utilisĂ©s pour la reconstruction du pays. De leur cĂŽtĂ©, les Ătats-Unis voulaient aller plus loin dans lâutilisation des actifs russes. Washington a proposĂ© dâĂ©mettre environ 50 milliards de dollars de dette pour lâUkraine et de la rembourser avec les bĂ©nĂ©fices futurs attendus des actifs de lâĂtat russe. Ce plan gĂ©nĂ©rerait davantage de liquiditĂ©s pour Kiev, mais lâUE estime quâil est trop complexe et trop long, alors que la prioritĂ© devrait ĂȘtre dâacheminer rapidement lâargent vers lâUkraine.
Lâexploration Ăco de la semaine
800 000 ventes de voitures électriques en 2027
Le ministre de l'Ăconomie Bruno Le Maire a rĂ©affirmĂ© lundi le âchoix rĂ©solu de la voiture Ă©lectriqueâ pour l'industrie française. Dans le cadre de ce contrat de filiĂšre 2024-2027, signĂ© lundi par l'industrie et le gouvernement, la France va accentuer son virage vers la voiture Ă©lectrique au cours des trois prochaines annĂ©es, avec un objectif de 800 000 ventes dĂšs 2027. Cet objectif revient presque Ă multiplier par trois les ventes en quatre ans et atteindre 45 % de parts de marchĂ©.
Le graphique graphique ci-dessous, fourni par Statista, illustre le parc de voitures électriques et hybrides rechargeables en France de 2005 à 2023. On peut constater que le nombre de voitures électriques et hybrides a augmenté en France sur cette période, s'élevant à prÚs de 1,2 millions de véhicules en 2023.
Nombre de voitures électriques en France 2005-2023 - Statista
2 millions de voitures Ă©lectriques et hybrides dâici 2030
Le ministre a Ă©galement rĂ©affirmĂ© l'objectif de produire deux millions de vĂ©hicules Ă©lectriques et hybrides en France Ă horizon 2030. Il reste dix ans avant l'Ă©chĂ©ance europĂ©enne 2035, quand 100% des voitures neuves devront ĂȘtre Ă©lectriques, et âce n'est pas au moment oĂč l'on rĂ©ussit cette transition que l'on change de piedâ, a soulignĂ© Bruno Le Maire. Il est par contre âindispensableâ que âces choix nationaux deviennent des choix europĂ©ensâ en faveur de la transition Ă©nergĂ©tique, et âil reste beaucoup Ă faireâ, selon le ministre.
Le contrat de filiĂšre mentionne Ă©galement un objectif ambitieux concernant les camionnettes, qui commencent tout juste leur transition. Le secteur compte multiplier par six dâici Ă 2027 les ventes dâutilitaires lĂ©gers 100 % Ă©lectriques ou Ă hydrogĂšne, pour passer de 16 500 vĂ©hicules vendus en 2022 Ă plus de 100 000 fin 2027. Pour tenir les objectifs, les pouvoirs publics sâengagent Ă âpoursuivre les dispositifs de soutien Ă lâachat et Ă la location longue durĂ©e de vĂ©hicules neufs Ă zĂ©ro Ă©missionâ, via le bonus Ă©cologique Ă lâachat ou le leasing de voitures Ă©lectriques.
Pour que lâensemble des vĂ©hicules Ă©lectriques puissent se brancher, lâĂtat a Ă©galement confirmĂ© son objectif de 400 000 points de recharge en 2030. Il sâagit aussi de âfaire en sorte que ces vĂ©hicules Ă©lectriques soient produits en Franceâ, a soulignĂ© Bruno Le Maire. Ă ses cĂŽtĂ©s, le reprĂ©sentant des constructeurs et des Ă©quipementiers, Luc ChĂątel, a appelĂ© la filiĂšre automobile Ă prĂ©parer un âpacte europĂ©enâ entre l'industrie automobile, la Commission et les Ătats, avec des engagements sur les rĂšgles de concurrence, l'investissement, ou la formation.
Tous Ăpargnants
Prime de risque
C'est quoi, une tendance en matiÚre d'investissement, et en quoi ça peut pénaliser la performance potentielle ? Pour comprendre, il faut commencer par un concept : celui de "prime de risque".
C'est simple, la prime de risque est la différence de rendement entre un placement sûr et un plus risqué. En fait, c'est la rémunération attendue par l'épargnant en échange du risque pris. Et qu'est-ce que la tendance a à voir avec ça ? Parlons d'un secteur qui a le vent en poupe en immobilier : la logistique. Elle est en vogue, oui mais... Nouveaux camions, nouvelles normes, nouvelles technologies : les entrepÎts d'aujourd'hui devront vite s'adapter.
Cette obsolescence prĂ©visible est un risque - qui devrait ĂȘtre payĂ©. Or la ruĂ©e des investisseurs sur le secteur, alimentĂ©e par l'idĂ©e que "si tout le monde en veut, c'est qu'il faut en avoir", fait mĂ©caniquement augmenter les prix, et baisser les rendements. La performance n'est plus forcĂ©ment au rendez-vous, et donc, le risque n'est pas payĂ©. Conclusion : en matiĂšre dâinvestissement, Ă©vitez de suivre la masse !
Le Graphâ de la semaine
Les prix Ă la consommation ont augmentĂ© de 0,6% en avril dans lâHexagone. Depuis janvier 2021, câest une hausse de 16,3%.
Ă propos : CORUM LâĂpargne sâengage pour une Ă©pargne transparente et accessible, en recherche de performance. Cet engagement a permis depuis 2011 Ă plus de 120 000 nouveaux Ă©pargnants de placer prĂšs de 8 milliards dâeuros dans nos produits dâĂ©pargne maison : Ă©pargne immobiliĂšre (SCPI â sociĂ©tĂ©s civiles de placement immobilier) et financement dâentreprises (obligations).
Le Groupe a Ă©galement créé sa propre compagnie dâassurance en 2020 et propose depuis un contrat dâassurance vie, un contrat de capitalisation et un plan dâĂ©pargne retraite (PER), accessibles au plus grand nombre.
